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Des souks pour revitaliser Gouin Ouest

Photo: Amine Esseghir / TC Media

Les souks de Gouin Ouest ont repris le 8 août, pour une deuxième année, sur le parvis de l’église Notre-Dame-des-Anges, à Cartierville. Tous les samedis, jusqu’au 12 septembre, des commerçants poseront leurs étals pour animer les lieux et proposer leurs produits.

Une quarantaine de commerçants et d’artisans ont accepté de relever le défi et apporter un certain dynamisme à cette portion du boulevard Gouin Ouest. Les souks entrent dans le cadre des initiatives lancées pour la revitalisation de cette portion du quartier Bordeaux-Cartierville.

Les souks sont inspirés des marchés en plein air, très populaires en Afrique du nord et en Europe du sud. La Corporation de développement économique communautaire (CDEC) coordonne les souks et mène également le projet de revitalisation de ce secteur avec un budget de 200 000$, sur deux ans, alloués en 2014.

La revitalisation comprend également un volet design urbain pur redonner son lustre à cette ancienne artère commerciale.

L’espace est offert gratuitement aux commerçants. Ils doivent s’inscrire sur le site des souks et n’ont pas l’obligation de participer à toutes les journées de l’événement. Ils doivent néanmoins apporter leurs équipements. Des tables, des tentes et des chaises sont également mis à la disposition des exposants par les organisateurs.

Des commerçants heureux
«Je suis très contente de ma participation», assure Lydie Lonmene. Cette résidente de Cartierville propose cafés, thés et diverses infusions auxquelles on a ajouté un champignon, le Ganoderma, dont on vante les vertus médicinales.

«J’avais participé une journée l’année passée et j’ai décidé de revenir cette année», explique-t-elle.

Plus d’heures
Ramzi, représentant de trois commerces de l’est de Montréal expose surtout des produits alimentaires du Maghreb. «J’ai de l’huile de l’olive de Tunisie, de la limonade d’Algérie, des jus de fruits du Maroc et des pains et des pâtisseries confectionnés sur la rue Jean-Talon», explique-t-il.

Pour attirer le chaland, il a également apporté un barbecue et propose des sandwichs merguez. «On aurait voulu avoir des heures un peu plus étendues», souligne-t-il.

Un avis que partage Angélique Bourbier. Elle tient le «qui suis-je», un service de traiteur avec cuisine française et indienne. Visiblement satisfaite de sa journée, elle aurait préféré que la durée d’exposition s’étende au-delà de 17h. «On a commencé à proposer des sandwichs avant l’heure du diner et maintenant, à l’heure du souper, il faut lever le camp», observe-t-elle.

Moins gênée par ces horaires, Anca Niculicioiu, coordonnatrice de la friperie Cartier Émilie, a posé trois tables aux souks. Vêtements divers sont proposés à des prix défiant toute concurrence. «Les clients sont contents et les bénévoles également», affirme-t-elle.

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