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Montréal interdit le chauffage au bois en cas de smog

Wood burning in fire place Photo: Getty Images/amana images RF

Dès cet automne, il sera interdit de se chauffer au bois en cas d’avertissement de smog. Les propriétaires d’un poêle à bois émettant plus de 2,5g/h de particules fines devront s’en débarrasser ou ne plus l’utiliser d’ici 2018.

C’est ce qui ressort de la nouvelle présentation de réglementation du chauffage au bois qui sera adoptée au prochain conseil municipal, la semaine prochaine. «C’est le meilleur des deux mondes», a déclaré Réal Ménard, l’élu responsable de l’environnement. Si la ville assouplit sa réglementation quant aux poêles autorisés (2,5g/h au lieu des 1,3g/h envisagés dans la mouture précédente), elle raccourcit le délai pour se mettre aux normes (2018 au lieu de 2020).

«Il fallait agir, le chauffage au bois représente 39% de toutes les émissions de particules fines, juste derrière le transport (45%) avec des conséquences néfastes en terme de santé», a précisé l’élue Elsie Lefebvre, qui a piloté la consultation publique sur le sujet.

Les 50 000 propriétaires de foyers ou poêles à combustibles solides auront 120 jours pour les déclarer au moyen d’un formulaire disponible notamment en ligne. Des amendes de 100$ à 4000$ sont prévues en cas de non respect de la réglementation. Les dix journées de smog de 2014 ont toutes été recensées en hiver.

L’Association des professionnels du chauffage a globalement bien accueilli le nouveau règlement, même si sa directrice générale Chantal Demers a des réserves. «Il existe déjà une centaine de modèles qui répondent aux normes, c’est pour les foyers (80% du marché montréalais) qu’il n’y a pas de produits, mais l’industrie va s’adapter», souligne-t-elle, en indiquant espérer que le gouvernement reconduira son programme de remplacement qui permettait de financer jusqu’à environ 20% de la facture, qui peut s’élever jusqu’à 4000$.

Pour l’opposition officielle, «le maire Denis Coderre a manqué de courage politique» en ne suivant pas la Commission de l’environnement qui recommandait octobre 2016 comme date butoir. «Il y a 909 décès [prématurés] par an dus aux particules fines, le maire aurait dû être guidé par la santé publique plutôt que par des calculs politiques», a critiqué l’élu de Projet Montréal, Guillaume Lavoie.

Lire la réglementation ici

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