Montréal
15:00 12 août 2015 | mise à jour le: 12 août 2015 à 15:54 Temps de lecture: 3 minutes

Don de 250 000$: la Maison Kangourou pourra poursuivre ses activités

Don de 250 000$: la Maison Kangourou pourra poursuivre ses activités
Photo: Steve Caron/TC Media

Menacée de fermeture, la Maison Kangourou, le premier centre d’hébergement d’urgence pour les enfants dont les parents vivent des situations difficiles, pourra poursuivre ses activités grâce à un don de 250 000$ de la Fondation immobilière de Montréal pour les jeunes.

Cette somme permettra à l’organisme de Mercier-Ouest d’acquérir la maison dans laquelle elle dispense ses services. Un énorme poids de moins sur les épaules de la directrice et fondatrice de la Maison Kangourou, Josée Fortin.

«Lorsque nous nous sommes installés, en 2013, nous avons loué l’endroit pour 1$ avec promesse d’acheter la maison. Après un délai d’un an, nous avions jusqu’au 1er septembre pour amasser les fonds nécessaires. L’échéance arrivait à grands pas. Le don de la fondation est providentiel.»

Dès leur première visite à la Maison Kangourou, les responsables de la Fondation immobilière de Montréal pour les jeunes ont été impressionnés par le travail accompli par l’organisme.

«Lorsque nous sommes venus rencontrer Mme Fortin et son équipe, en février dernier, l’organisme a reçu l’appel d’une mère de famille qui vivait une situation difficile. Nous avons été à même de constater l’importance d’une telle ressource», de souligner Renée Vézina, présidente de la Fondation immobilière de Montréal pour les jeunes.

Un service essentiel
Depuis son ouverture, la Maison Kangourou accueille une vingtaine d’enfants chaque mois. Les demandes dépassent la capacité d’accueil de l’organisme.

Difficulté relationnelle (divorce, séparation), problème de santé (épuisement, fatigue extrême, diagnostic médical, perte d’un être cher) ou encore problème économique (perte d’emploi, faillite) sont autant de raisons de faire appel aux services de la Maison Kangourou.

Pendant que les parents s’accordent du temps pour reprendre leur vie en main, les enfants sont en sécurité.

Le prochain défi de Mme Fortin sera de trouver un financement récurrent.

Présentement, l’organisme ne reçoit aucune subvention de la part du ministère de la Santé ou de tout autre ministère.

«Nous fonctionnons avec des bénévoles en or. Nous n’avons pas l’argent pour embaucher des intervenants spécialisés. Nos services font consensus, mais on ne nous finance pas. C’est à n’y rien comprendre», déplore la directrice.

Tout ce que l’on retrouve à l’intérieur de la Maison Kangourou est l’œuvre de dons de différents partenaires et généreux donateurs.

«On nous dit que pour recevoir du financement, cela peut prendre jusqu’à 10 ans. Sans soutien, nous ne serons peut-être pas en mesure de tenir aussi longtemps… et ce sont les jeunes qui risquent d’en payer le prix», déplore Mme Fortin.

Cette dernière se rappelle très bien d’une mère de famille au bout du rouleau qui souhaitait s’enlever la vie et celle de ses quatre enfants. La directrice générale et son équipe ont pu l’aider en prenant soin des enfants durant plusieurs jours et les choses vont beaucoup mieux pour la mère de famille.

Elle est convaincue, et plusieurs de ses partenaires également (hôpitaux, CLSC, Sainte-Justine, centre jeunesse), que son organisme permet d’éviter des drames familiaux. Elle aimerait donc que cela se traduise concrètement par du financement adéquat.

 

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