Des citoyens exaspérés d’attendre après Hydro-Québec
La patience de résidents du croissant Montrichard, à Anjou, est mise à rude épreuve. Ils attendent depuis des mois qu’Hydro-Québec procède à des travaux d’élagage pour sécuriser leur environnement.
L’été 2015 a été difficile pour René Gauthier et ses voisins. Malgré les chaudes températures ensoleillées, pas question d’utiliser la piscine ou encore la balançoire du jardin.
Trop dangereux. Les fils électriques sont à quelques pouces de deux arbres de plus de 30 ans à stature imposante qui menacent de se déraciner à tout moment. Quelques branches sont d’ailleurs tombées au cours des derniers mois, provoquant des étincelles électriques. S’il avait fallu que les enfants des propriétaires se trouvent dans la cour arrière à ce moment, l’incident aurait pu être tragique.
«Des ingénieurs forestiers indépendants sont venus examiner les deux arbres en questions et ont recommandé de les abattre sans tarder. Un élagage majeur doit d’abord être fait et seul Hydro-Québec peut le faire puisque les fils électriques se trouvent trop près des branches. Nous attendons donc depuis le mois de mai que la société d’État procède», explique M. Gauthier, résident du croissant Montrichard.
Exaspéré et las d’attendre, le citoyen s’est alors tourné vers sa conseillère d’arrondissement, Michelle Di Genova Zammit, pour tenter de faire avancer le dossier.
Des employés des travaux publics de l’arrondissement angevin se sont alors déplacés pour examiner la situation de plus près. Ils sont arrivés au même constat que les ingénieurs forestiers.
Bien qu’ils soient situés sur une propriété privée, l’arrondissement a convenu de faire abattre les deux arbres en raison de leur dangerosité. Sans attendre, l’arrondissement a entrepris des discussions avec Hydro-Québec pour accélérer les échéanciers.
Hydro-Québec
La semaine dernière, des employés d’Hydro-Québec ont posé 25 couvre-conducteurs sur leur ligne électrique pour que les travaux d’élagage puissent être réalisés.
Au départ, Hydro-Québec avait prévu de mettre la ligne hors tension, ce qui aurait affecté tous les résidents du secteur, en plus d’occasionner des retards. L’entreprise a plutôt opté pour sécuriser la ligne à l’aide de couvre-conducteurs. «Les travaux pourront se faire plus rapidement avec cette méthode, assure Jean-Philippe Rousseau, porte-parole d’Hydro-Québec. Il faut toutefois comprendre que les travaux du croissant Montrichard sont complexes. Habituellement, quatre à cinq couvre-conducteurs sont nécessaires pour des travaux réguliers d’élagage et non pas 25.»
Dans ce contexte, le porte-parole de la société d’État estime que les délais d’intervention sont normaux, bien qu’il comprenne la frustration des citoyens.
«Nous avons reçu une demande officielle de l’arrondissement au mois de juin. Il a fallu tout analyser. Considérant la logistique et les étapes préparatoires nécessaires… c’est tout de même rapide.»
Au moment de mettre sous presse, les travaux d’élagage devaient avoir lieu au cours de la semaine.