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Anjou: une conseillère de l’opposition au sous-sol de la mairie

Photo: Collaboration spéciale

Moins d’un mois après avoir joint l’équipe Coderre, en juin dernier, le bureau de la conseillère d’arrondissement Michelle Di Genova Zammit a été déplacé au sous-sol de la mairie d’arrondissement d’Anjou, à côté de la salle mécanique. Une situation qu’elle déplore aujourd’hui et qu’elle attribue à des mesures de représailles.

Auparavant, le bureau de Mme Zammit se trouvait au rez-de-chaussée, à l’instar de ses collègues de l’Équipe Anjou. Lorsqu’elle est devenue membre de l’équipe Coderre, elle a dû déménager.

L’arrondissement lui a proposé un bureau au second étage de la mairie d’arrondissement ainsi qu’un autre au sous-sol du bâtiment.

La conseillère municipale aurait plutôt opté pour le bureau du sous-sol, pour qu’il soit plus facile pour les personnes à mobilité réduite ou les aînés de la rencontrer, mentionne la directrice de l’arrondissement, Andrée Duquette.

Sur place, le 10 novembre en après-midi, TC Media a constaté que le bruit est assourdissant et qu’une forte odeur d’œufs pourris flottait dans l’air.

Outre les problèmes d’odeurs et de bruits, Mme Zammit a dû faire venir un exterminateur à la suite de la découverte de plusieurs bestioles indésirables. La situation a été réglée momentanément.

«Selon l’exterminateur, des travaux devraient être faits pour corriger la situation de manière permanente. Imaginez, je dois recevoir mes citoyens dans ce nouvel environnement. Ce n’est vraiment pas l’idéal…», déplore-t-elle.

Cette dernière trouve dommage d’en être rendu là. Elle affirme avoir toujours voulu travailler de concert avec ses collègues élus.

«Ma porte est toujours ouverte à la collaboration. Mais cela ne semble pas réciproque. Nous pouvons faire partie d’une équipe différente et travailler ensemble pour le bien des citoyens. Cela se passe ainsi dans plusieurs arrondissements. Pourquoi serait-ce différent à Anjou?», demande Mme Zammit.

L’ancien bureau de la conseillère municipale est présentement occupé par son collègue Paul-Yvon Perron. Ce changement fait en sorte que l’ancien bureau de M. Perron, lui, demeure vacant.

«Je ne vois pas pourquoi on ne me donne pas ce bureau. J’ai été élue par les citoyens, au même titre que mes collègues. Pourquoi suis-je la seule à me retrouver au sous-sol», fait remarquer Mme Zammit.

Dans plusieurs arrondissements, les bureaux des élus, peu importe leur allégeance politique, se retrouvent tous regroupés au même endroit. C’est notamment le cas, dans les arrondissements de Villeray – Saint-Michel – Parc-Extension, Rosemont – La Petite-Patrie et Mercier – Hochelaga-Maisonneuve.

Règles uniformes
La conseillère municipale estime qu’il s’agit de mesures de représailles pour avoir joint l’équipe du maire Coderre. Elle soutient n’avoir jamais reçu d’explications sur ce nécessaire changement de bureau.

«Que ce soit les heures d’accès à la mairie, les procédures ou encore la collaboration des employés municipaux, il n’y a pas de favoritisme, insiste Mme Duquette. Les règles sont les mêmes pour tous les conseillers municipaux de l’arrondissement.

«Les seuls accès que n’a pas Mme Zammit sont ceux menant au bureau des élus ou à celui du maire.»

Dans l’escalier
Lors du «Bureau du citoyen» du 7 novembre, une activité mensuelle au cours de laquelle, à tour de rôle, les élus reçoivent à leur bureau les citoyens un samedi avant-midi, Mme Zammit a toutefois dû accueillir et discuter avec les gens dans l’espace restreint de la cage d’escalier.

L’élue n’a pu avoir accès à son bureau, par mesure de sécurité, explique Mme Duquette.

«Sur semaine, il y a plusieurs va-et-vient de jour au sous-sol. Le samedi, nous estimions que c’était trop dangereux de laisser Mme Zammit seule au sous-sol.

«L’arrondissement lui a offert de tenir l’activité dans l’ancien bureau de M. Perron (bureau des élus), comme c’est le cas lorsque les autres élus tiennent leur activité du Bureau du citoyen, mais elle a refusé», indique la directrice de l’arrondissement.

«Je n’ai pas accepté. Pour moi, c’est une question de principe. Je trouvais important de recevoir les citoyens dans mon environnement de travail. Comme je n’ai pu le faire, j’ai donc utilisé le bas des escaliers», conclut la conseillère municipale.

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