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Plus d’élus pour gérer les trains de banlieue, réclame la CMM

Photo: Archives Métro

La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) souhaite que le nouvel organisme de transport en commun qui sera responsable de l’exploitation des trains de banlieue et de lignes de bus soit administré par une majorité d’élus.

Devant la commission parlementaire des transports et de l’environnement, le maire de Montréal, Denis Coderre, qui préside également la CMM, a expliqué jeudi que le Réseau de transport métropolitain (RTM) aura une mission qui s’apparente à celle des autres sociétés de transport, dont les conseils d’administration comprennent une majorité d’élus.

«Quand on parle des opérations, il est normal qu’on ait une majorité d’élus [sur le conseil d’administration] parce que ces gens-là le font déjà dans leur conseil intermunicipal de transport (CIT), a dit le maire Coderre. Ça se fait aussi à la Société de transport de Montréal (STM), au Réseau de transport de Longueuil (RTL) et à la Société de transport de Laval (STL). Si on peut arriver à avoir cette majorité, ça ne veut pas dire que chacun va tirer la couverte de son bord.»

Dans le projet de loi 76, le ministre des Transports, Robert Poëti, a prévu que les deux nouveaux organismes, qui remplaceront l’Agence métropolitaine de transport (AMT) seront dirigés par des conseils d’administration composés par 15 membres, dont les deux tiers seront des experts indépendants. Cette décision découle de la Lois sur la gouvernance des sociétés d’État, a indiqué le ministre Poëti. L’Autorité régionale des transports en commun sera en charge de la planification alors que le RTM sera gèrera le réseau de train de banlieue et celui de bus, qui est exploité notamment des CIT.

M. Coderre a proposé que huit élus siègent sur le conseil d’administration du RTM, soit quatre provenant de la couronne sud et quatre autres provenant de la couronne nord. «On nommera des indépendants qui viennent de Montréal», a-t-il dit.

Le ministre Poëti a semblé craintif que les représentants des villes de la CMM, qui siégeraient sur le conseil du RTM, aient une vision locale plutôt que régionale. «L’histoire étant ce qu’elle est, ça s’est déjà produit et on veux évitez cela», a-t-il mentionné. Il a affirmé qu’il ne veut plus faire «la différence entre l’île et la périphérie». «On veut que le citoyen soit gagnant et qu’on ait une vision globale du transport collectif dans la grande région métropolitaine», a-t-il précisé.

À cela, le maire Coderre a souligné qu’il y avait eu plusieurs changements de garde dans les villes de la CMM, ce qui fait celles-ci parlent désormais «d’une seule et même voix». «L’heure est au rassemblement de l’ensemble du Grand Montréal en matière de mobilité, a-t-il insisté. Ceux qui seront récalcitrant seront isolés.»

D’autres demandes
La CMM a formulé un douzaine de recommandations au sujet du projet de loi 76. Parmi celles-ci, elle a notamment demandé:

  • d’approuver le budget et le cadre tarifaire de l’ARTM
  • que les terminus, les stationnements incitatifs et les voies réservées soient sous la responsabilité du RTM plutôt que de l’ARTM.
  • d’évaluer les impacts financiers du projet de loi 76 sur les villes de la CMM

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