Montréal

Plusieurs millions sur cinq ans pour le corridor vert

Photo: Photo gracieuseté

Une métamorphose d’un secteur d’un demi-kilomètre carré qui compte cinq écoles, deux parcs et de nombreux autres bâtiments d’importance: voilà le projet dans lequel Montréal-Nord et deux commissions scolaires entendent investir plusieurs millions de dollars dans les cinq prochaines années pour en faire un corridor vert.

Avec la collaboration des commissions scolaires de la Pointe-de-l’Île (CSPÎ) et English Montreal (CSEM), ainsi que celle de Soverdi et Vélo-Québec, le maire de Montréal-Nord a annoncé, ce qu’il considère «le plus beau projet des dernières années», le 3 décembre dernier.

La zone visée se trouve dans le district d’Ovide-Clermont. Il s’agit des avenues P.-M. Favier, Hurteau, des rues de Renoir, de Dijon et Pascal ainsi que d’une petite portion du boulevard Maurice-Duplessis.

Ce sont les écoles secondaires Henri-Bourassa et Lester B. Pearson de même que les écoles primaires Gérald-McShane, Jules-Verne et Carignan qui bénéficieront des interventions.

Pour transformer cette zone fréquentée par 6000 écoliers, parents et enseignants par jour, l’arrondissement a l’intention de la «décloisonner» pour favoriser les liens entre les écoles et d’ajouter beaucoup de verdure pour rendre le secteur moins propice aux îlots de chaleur.

Un grand nombre des 12 000 arbres que l’arrondissement a l’intention de planter dans les prochaines années le seront dans ce corridor vert.

«Je veux que les gens de chez nous soient fiers et heureux d’appartenir à un milieu de qualité», a lancé le maire Deguire.

Marquage au sol, nouveau mobilier urbain, éclairage, tout y passera pour atténuer les impacts de la circulation automobile, indique l’arrondissement, dans le document remis lors de la présentation.

Citoyens consultés
Puisque le projet s’échelonnera au moins jusqu’en 2020, l’arrondissement consultera les résidents du secteur et les parents d’élèves qui fréquentent les écoles.

«Les résidents seront partie prenante du projet. Nous voulons qu’ils se l’approprient. Ce sera aussi big qu’ils le veulent», promet M. Deguire.

Les consultations prendront plusieurs formes. Une firme spécialisée en acceptabilité sociale a été embauchée pour conseiller l’arrondissement sur les méthodes à privilégier.

«Il y aura des sondages dans des secteurs donnés, des rencontres d’information et des tables de discussions», prévoit Michel Lemay, directeur des communications pour l’arrondissement.

Une infolettre sera aussi publiée, au moins une fois par saison, pour renseigner les citoyens sur l’évolution des travaux.

Dès 2016
Les premières interventions sont prévues dès l’an prochain. La rue de Dijon sera la première à être réaménagée, entre les avenues P.-M. Favier et Hurteau. Une somme d’un million de dollars a déjà été réservée. Une demande d’aide financière a aussi été déposée à la ville-centre.

Les premières activités de consultation pour les projets prévus pour 2017 seront organisées simultanément.
Les commissions scolaires applaudissent toutes deux l’initiative de l’arrondissement.

«Il s’agit d’une vision ambitieuse et novatrice, mais qui reste à dimension humaine, puisqu’au final, c’est eux qui en profiteront», affirme Miville Boudreault, président de la CSPÎ.

Sylvia Lo Bianco, vice-présidente de la CSEM et conseillère d’arrondissement ajoute qu’il s’agira «d’un beau legs pour les enfants et les résidents du secteur».

Les deux commissions scolaires ajoutent qu’elles poseront des actions de concert avec l’arrondissement, pour éviter le travail en silo.

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