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Enquête à l’Institut Philippe-Pinel: la direction perplexe

Photo: Archives TC Media

Vu le nombre de plaintes en baisse et «l’agrément avec mention» octroyé par Agrément Canada, un organisme voué à l’amélioration de la qualité des soins, la direction de l’Institut Philippe-Pinel trouve «paradoxal» de faire l’objet d’une enquête du Collège des médecins et de l’Ordre des infirmières du Québec.

L’Institut dévoilait, le 10 décembre, son rapport annuel préliminaire à l’occasion d’une séance publique d’information. On y apprend que, depuis le 31 mars dernier, 114 plaintes ont été déposées au commissaire local aux plaintes par intérim. De ce nombre, 23 étaient de nature médicale.

Selon les documents présentés, il s’agit d’une baisse par rapport aux années antérieures. Pour l’année 2013-2014, le commissaire avait reçu 143 plaintes. En 2014-2015, ce nombre était de 134.

La directrice générale de l’hôpital psychiatrique, Dre Renée Fugère, dit ne pas comprendre pourquoi le CMQ et l’OIIQ sont débarqués dans les locaux de l’Institut pendant quelques semaines pour faire enquête «sur la qualité des soins et des services offerts dans l’établissement».

«Nous avons été surpris. C’est en raison d’une seule plainte que l’enquête a été déclenchée», explique-t-elle.

«Tout s’est bien déroulé. Nous n’avons rien à cacher et aucun squelette dans le placard», renchérit l’infirmière de liaison Carolyn Stemkowski, qui a aussi occupé le poste de conseillère aux plaintes par intérim dans les derniers mois.

Rapport en avril
L’enquête est maintenant terminée et le rapport devrait être remis à l’Institut en avril 2016.

«Aucun rapport provisoire n’a été produit, ce qui signifie que nous n’avons pas de correctif urgent à apporter, précise Dre Fugère. Nous allons appliquer les recommandations qu’on va nous suggérer et les intégrer dans la planification stratégique que nous préparons actuellement.»

Questionnée au sujet des travailleurs de l’endroit qui ont manifesté à quelques reprises cet automne, Mme Fugère constate que «le personnel n’est pas satisfait des conditions et du salaire, dans certains cas, mais que leur engagement envers l’Institut est très fort et que les gens sont fiers d’y travailler».

Ils doivent s’approprier les changements qui ont été imposés par le gouvernement, dit-elle, faisant référence à la diminution du nombre d’employés, notamment.

Parmi les autres changements, notons qu’un nouveau conseil d’administration a récemment été formé et que plusieurs des 19 membres sont des nouveaux.

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