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Le stationnement à Montréal en voie d’être simplifié

Le Sud-Ouest veut aussi réduire les cases de stationnement et tarifer les vignettes selon la taille du moteur des voitures. Photo: Archives/TC Media

La multiplication des panneaux de stationnement et des vignettes sur les rues de Montréal tire à sa fin, de même que les différentes échelles tarifaires qui prévalent dans les arrondissements. La Ville entend simplifier et surtout homogénéiser les règles entourant le stationnement sur l’île.

«Nous aurons une vision globale, pas 19 politiques différentes», a illustré mercredi le maire de Montréal, Denis Coderre, lors de la présentation de la politique du stationnement de la Ville.

M. Coderre a dit souhaiter créer «un cadre commun» qui ne contiendra pas des mesures «mur-à-mur» mais qui guidera la ville-centre et les arrondissements dans la gestion du stationnement. Celui-ci ne doit plus représenter une vache à lait, a-t-il insisté, mais bien «un outil» permettant de développer l’économie et gérer les déplacements.

«[Sur le réseau artériel], il n’y a plus personne qui peut prendre une décision sans qu’on soit d’accord, a souligné le maire. Il n’y aura plus de surprise. Dans les [rues] locales, les arrondissements ne pourront plus faire ce qu’ils veulent. Les arrondissements ont un rôle à jouer, mais ils ne peuvent plus partir à gauche et à droit.»

Projet Montréal, qui a accueilli très positivement le projet de politique du stationnement, n’y voit aucunement une volonté de centraliser la gestion du stationnement, malgré les déclarations du maire.

«Dans le document, jamais il n’est indiqué qu’il y aura centralisation du pouvoir de la gestion du stationnement, a dit le maire de Rosemont–La Petite Patrie, François Croteau. On souligne les bonnes pratiques du stationnement sur rue. On vient même dire dans la politique qu’elle devra s’assurer de la qualité de vie des résidants dans les quartiers centraux.»

M. Croteau a été ravi de voir dans le projet de politique des mesures visant à moduler les tarifs selon l’achalandage ou même de réduire le prix des vignettes pour les véhicules électriques.

Le projet de politique du stationnement a aussi plu au responsable des campagnes de transport du Conseil régional de l’environnement de Montréal, Félix Gravel, qui a hâte de voir comment elle se concrétisera.

«Entre la vision qui est bien articulée dans le document et le discours politique, on sent que le point d’équilibre entre enlever les irritants de l’automobile et créer des facilitateurs pour encourager la surutilisation du stationnement sera fondamentale», a-t-il dit.

Le projet de politique de stationnement sera soumis au conseil municipal en janvier. Il fera par la suite l’objet de consultations publiques en hiver, sinon au printemps.

Trois mesures pour réformer le stationnement

La politique de stationnement que l’administration du maire Coderre a présentée mercredi contient plusieurs mesures pour réduire les désagréments qu’entraînent les déplacements automobiles, notamment la végétalisation des stationnements hors rue et la création de période de gratuité sur les artères commerciales. Voici trois autres idées contenues dans le plan qui pourraient changer le visage du stationnement à Montréal.

Une nouvelle agence
Une nouvelle agence municipale sera chargée de la gestion et de la planification du stationnement, à la place de Stationnement Montréal. Le maire Denis Coderre a promis, en campagne électorale en 2013, de rapatrier la société en commandites qui est présentement gérée par la Chambre de commerce du Montréal métropolitaine sous la gouverne de la Ville. Il a souhaité que l’expertise soit transférée à la nouvelle agence.La Chambre de commerce a de son côté salué le projet de politique du stationnement de la Ville.

Plus de techno
La technologie sera mise à contribution dans la gestion du stationnement. La Ville souhaite installer des capteurs intelligents, qui détermineront la présence ou non d’un véhicule sur un espace de stationnement et qui généreront des données, entre autres pour des applications mobiles. Des systèmes de reconnaissance de plaques d’immatriculation seront aussi mis en place. Ils permettront aux automobilistes qui ont mis trop d’argent dans un parcomètre de se déplacer vers un autre espace de stationnement sans frais supplémentaire.

Des livraisons plus efficaces
Montréal étudiera la possibilité de se doter d’un centre de distribution urbain. Cette «plateforme mutualisée» serait en quelque sorte le point de chute des camions de livraison qui ont comme destination des quartiers bien précis de la ville. Leur cargaison y serait déchargée et celle-ci serait transférée dans des véhicules électriques, qui accumuleraient les marchandises. «[Ils] assureraient la livraison dans le « dernier kilomètre »», est-il écrit dans le projet de politique de stationnement.

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