Montréal
17:18 20 janvier 2016 | mise à jour le: 20 janvier 2016 à 17:18 Temps de lecture: 3 minutes

Quartier des gares: Montréal limite la hauteur des gratte-ciel

Quartier des gares: Montréal limite la hauteur des gratte-ciel
Photo: Ville de Montréal

La Ville de Montréal renonce à permettre aux promoteurs d’ériger des bâtiments d’une hauteur de 210 mètres dans le Quartier des gares. La limite maximale se situera désormais à 170 mètres.

Le comité exécutif de la Ville de Montréal a approuvé mercredi le programme particulier d’urbanisme (PPU) du Quartier des gares, qui déterminera les projets d’aménagements dans ce secteur bordé par les boulevards René-Lévesque et Robert-Bourassa ainsi que par les rues Notre-Dame, de la Montagne et Lucien-L’Allier.

A priori, la Ville avait proposé de créer une vaste zone dans ce quartier où il serait permis de construire des bâtisses de 210 mètres de hauteur afin de «moduler la transition des hauteurs en cohérence avec le concept des deux massifs (le mont Royal et le centre-ville) retenu par la ville», est-il écrit dans le document de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM). Celui-ci avait jugé cet automne que les arguments de la Ville étaient «vagues» puisque aucune étude ou analyse ne les appuyait. Elle a préféré ne pas se prononcer sur cet enjeu, même si les avis des promoteurs étaient partagés.

Dans la version finale du PPU du Quartier des gares, qui a été rendu publique mercredi, la Ville a décidé de maintenir les normes de hauteur du règlement d’urbanisme, excepté sur les terrains situés au sud de la rue Saint-Antoine, entre les rues de la Montagne et Peel, où il sera possible de construire jusqu’à 170 mètres de hauteur.

«On a entendu les critiques à l’OCPM et on s’est dit que les gens avaient bien raison, a expliqué mercredi le conseiller de Saint-Jacques et responsable de la stratégie du centre-ville à la Ville, Richard Bergeron. Ce dernier a indiqué qu’il est convenu depuis très longtemps à Montréal que les gratte-ciel ne dépasseraient pas la hauteur du mont Royal, qui se situe à 232 mètres par rapport au niveau de la mer.

«On veut que les gens voient deux massif à Montréal: un massif artificiel (le centre-ville) et un massif naturel (le mont Royal), a ajouté M. Bergeron. On a le très grand souci que le massif artificiel ne déclasse pas le massif naturel. Cette hauteur maximale de 170 mètres va nous aider dans cet effort.»

Le PPU du Quartier prévoit aussi l’aménagement du parc Ville-Marie, la construction de logements sociaux et la piétonisation «événementielle» de l’avenue des Canadiens. Des travaux seront lancés cette année afin de rénover les infrastructures souterraines, élargir les trottoirs et planter des arbres. Un budget de 44,5M$ a pour ce faire été voté à l’arrondissement de Ville-Marie. Un autre chantier doit permettre de compléter les travaux d’aménagement prévus au PPU. Son ouverture dépendra des travaux de construction des nombreux bâtiments dans le Quartier des gares.

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