Montréal
15:31 3 mai 2016 | mise à jour le: 3 mai 2016 à 18:12 Temps de lecture: 2 minutes

Lisée dépose une pétition pour l’agrandissement de l’école Saint-Albert-Le-Grand

Lisée dépose une pétition pour l’agrandissement de l’école Saint-Albert-Le-Grand
Photo: Stéphanie Maunay/TC Media

Le député de Rosemont, Jean-François Lisée, a déposé une pétition à l’Assemblée nationale, exigeant l’agrandissement de l’école primaire Saint-Albert-Le-Grand. L’établissement affiche un taux d’occupation de 169% dans un secteur où la surpopulation des élèves dans les écoles est criante.

Le projet d’agrandissement permettrait l’ajout de dix classes et d’un gymnase pour un coût évalué à 12,2M$. Déjà présenté à trois reprises par la Commission scolaire de Montréal, il a toujours été rejeté par le gouvernement.

«Ce refus est incompréhensible. J’ai donc décidé d’appuyer la nouvelle demande faite par des parents et des organismes, pour attirer l’attention des parlementaires», explique Jean-François Lisée.

La pétition déposée jeudi 28 avril, a été signée par 283 pétitionnaires et cosignée par 50 organismes.

Lourdes conséquences

Pour Pascale Grignon, porte-parole du mouvement Je protège mon école publique, le cas de l’école Saint-Albert-Le-Grand «illustre parfaitement le problème de surpopulation plus général dans tout le quartier».

Actuellement, «elle est la seule école du secteur à avoir des unités préfabriquées depuis plus de cinq ans», détaille la pétition.

À la rentrée 2015, des élèves de maternelles ont été transférés dans une annexe sur la 9e Avenue, la bibliothèque a été réquisitionnée pour en faire une salle de classe et le bureau de l’orthopédagogue a été déménagé dans un ancien placard.

Les conséquences pour les enfants «sont lourdes, estime Pascale Grignon. Des solutions ont été trouvées au détriment de la qualité de vie et du milieu d’apprentissage des élèves ».

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Éric Norman Carmel, président du Conseil d’établissement de l’école, évoque également la situation des enseignants : «Un nombre plus élevé de professeurs se sont mis en disponibilité cette année pour changer d’établissement, si l’occasion se présente. Ils doivent en avoir marre d’enseigner dans de telles conditions».

Jean-François Lisée, de son côté, a assuré qu’il poserait la question de l’évolution du dossier «chaque semaine» au ministre.

Au cabinet de Sébastien Proulx, on explique que toutes les demandes de projet sont encore en analyse. Celles qui sont retenues seront annoncées en juin.

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