Montréal

Projet Cap Nature: une consultation publique avant l’adoption du PPU

Des territoires de l'Anse-à-l'Orme seront détruit afin de faire faire place à un nouveau développement. On visite le boisé avec Ross Stitt de Sauvons l'Anse-à-l'Orme Photo: Isabelle Bergeron/TC Media

Contre toute attente, le projet controversé Cap Nature qui doit prendre forme dans Pierrefonds-Ouest fera l’objet d’une consultation publique de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) avant même l’adoption par l’arrondissement d’un programme particulier d’urbanisme (PPU).

«Si on fait une consultation en amont, ça laisse la porte ouverte à plus d’options. C’est ce que les gens réclamaient, une consultation ouverte à différentes possibilités», explique la chef du parti Vrai changement pour Montréal et conseillère de la Ville pour Bois-de-Liesse, Justine McIntyre.

Annoncé l’an dernier, le projet Cap Nature prévoit la création de 5500 logements sur une superficie de 185 hectares d’espaces verts dans Pierrefonds-Ouest.

L’élue craignait qu’une consultation publique tenue après l’adoption d’un PPU n’ait servi qu’à discuter des détails du projet immobilier, sans avoir un débat de fond sur son approbation. Son parti avait proposé une motion demandant un moratoire sur le développement des terrains dans le secteur visé. Celle-ci avait été défaite en avril au conseil d’arrondissement.

Conseil de ville de Montréal
Mme McIntyre doit déposer mardi une motion au conseil de Ville de Montréal demandant un moratoire sur le développement immobilier des terrains du secteur Pierrefonds-Ouest – L’Anse à l’Orme.

Lundi soir, les membres du groupe Sauvons l’Anse à l’Orme seront présents devant l’hôtel de ville de Montréal en marge de la séance du conseil pour protester contre le projet de développement immobilier. Depuis le printemps dernier, ils ont recueilli plus de 12 000 signatures pour sa pétition contre Cap Nature.

«On veut un moratoire sur le développement des terrains et ensuite trouver des façons de protéger les espaces pour de bon avec l’aide s’il y a lieu, des autres paliers de gouvernement. Le peuple ne veut pas le projet alors si les élus représentent le peuple, ils sont censés être contre eux aussi», avance un porte-parole du groupe, Ross Stitt.

Par ailleurs, les membres du groupe citoyen se disent surpris de la décision du maire Beis d’aller en consultation publique avant qu’un PPU ne soit complété.

«On est suspicieux. On se demande pourquoi ils demandent une consultation publique en amont. On pense que c’est peut-être une tactique de leur part pour obtenir plus de temps pour présenter leurs arguments pour le projet», souligne Ross Stitt.

M. Beis espère que la consultation publique de l’OCPM aura avoir lieu en automne. «Nous le faisons par souci de transparence», a-t-il affirmé à TC Media.

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