IDS-Verdun

SSL revoit certaines de ses méthodes

Photo: TC Media - FELIX O.J. FOURNIER

Un chantier de la taille de celui du nouveau pont Champlain comporte son lot d’imprévus. Alors que la construction des premiers piliers a connu des ratés en mai, le consortium chargé de la structure, Signature sur le Saint-Laurent (SSL), assure avoir corrigé ses méthodes et qu’il assumera les coûts engendrés.

Les problèmes sont apparus lors de l’installation des deux premières amorces de piles. Le coffrage servant de moule au béton n’était pas assez solide. Un ancrage a cédé.

«À la suite de ces défis techniques, SSL a procédé à un changement d’approche au niveau de la méthode de construction des coffrages. Nous avons effectué des tests et essais pour établir une marche à suivre qui s’est avérée gagnante pour le rebétonnage de la deuxième amorce de pile», explique la porte-parole de SSL, Annie-Claire Fournier.

Par ailleurs, l’armature comptait 500 kg de moins d’acier, soit environ 5% de la quantité nécessaire. «En aucun cas, nous ne faisons de compromis sur la qualité des matériaux dans le but de faire des économies», précise la porte-parole.

Les ratés n’ont rien changé à l’échéancier, qui est maintenu. «Du temps de contingence est prévu pour nous permettre de corriger les situations problématiques, une pratique normale dans l’industrie de la construction, explique Mme Fournier. SSL assume aussi les frais liés à cette situation.»

Chaque étape est soumise à une inspection et un suivi  rigoureux. Les travailleurs du chantier peuvent même recevoir des formations de perfectionnement au besoin.

Au total, 74 piles soutiendront le futur pont Champlain qui devrait être livré pour décembre 2018.

Articles récents du même sujet