Manger et boire local

Apiculture: 150 000 nouvelles employées à la brasserie McAuslan

Photo: Photo: Gracieuseté- Chivalric Pictures

Dans quelques mois, les amateurs de bière pourront en déguster une au miel au pub de la brasserie McAuslan grâce au travail des 150 000 abeilles qui logent depuis le début de l’été sur le toit de l’entreprise.

En collaboration avec l’entreprise Alvéole, qui développe l’apiculture en milieu urbain, la brasserie a installé en juin quatre ruches sur le toit de son bâtiment situé sur la rue Saint-Ambroise, dans Saint-Henri.

«C’est la première brasserie à Montréal où on va utiliser le fruit du travail des abeilles dans une bière», souligne Étienne Lapierre, apiculteur et cofondateur d’Alvéole.

Ailleurs en province, des brasseurs tels Unibroue, Dunham et les Brasseurs du Nord ont développé des bières au miel.

La population totale de la colonie devrait atteindre plus de 200 000 abeilles vers la fin de l’été.

«Chaque ruche donne 10 kilos de miel. On s’attend donc à en avoir environ 40 kilos», explique Tanya Comeau, coordonnatrice marketing à la brasserie.

C’est la première fois depuis son ouverture en 1989 que la brasserie va incorporer le miel à l’une de ses bières. «Le maître brasseur va travailler une recette. C’est une bière qu’on va brasser en octobre», indique Mme Comeau.

Ce travail se fera dans la section pub de la brasserie équipée de petites cuves qui permettent d’effectuer des essais.

Toute la récolte de miel ne se retrouvera pas dans le précieux nectar. Le surplus sera vendu en pots.

Agir contre le déclin
La présence d’Alvéole dans le Sud-Ouest est en expansion. L’entreprise a installé jusqu’à maintenant des ruches sur près d’une vingtaine de sites, incluant la Maison Saint-Gabriel dans Pointe-Saint-Charles.

«C’est intéressant que des institutions reconnues comme la brasserie McAuslan et la Maison Saint-Gabriel embarquent dans le projet d’apiculture urbaine. Il y a un intérêt à agir localement contre le déclin des abeilles», constate Étienne Lapierre.

Le nombre de pollinisateurs, dont les abeilles, est en recul sur la planète. Or environ 40 % de nos aliments proviennent indirectement ou directement du travail des abeilles par la pollinisation des fruits, légumes et autres plantes.

Articles récents du même sujet