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Quelques statistiques sur l’immigration et le français

À la sortie de son caucus, la Coalition Avenir Québec (CAQ) a proposé mardi de réduire le seuil d’immigration de la province de 50 000 à 40 000 personnes.

Parmi les arguments avancés par François Legault, il y a «le processus actuel d’intégration [qui] connait de sérieux ratés». Le chef de la CAQ évoque le taux de chômage élevé chez les nouveaux arrivants, ainsi qu’une francisation déficiente.

Voyons si le taux d’immigrants permanents connaissant le français a diminué ou augmenté au cours des dernières années.

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Notons qu’au moment où le seuil d’immigration est passé de 40 000 à 50 000, c’est à dire à partir de 2004, le pourcentage de nouveaux arrivants connaissant le français a d’abord beaucoup augmenté. En 2002, 49,1% des personnes qui se sont établies de façon permanente au Québec connaissaient le français à leur arrivée. En 2004, c’était 55,3% d’entre-eux qui connaissaient le français.

Ce pourcentage a continué de monter dans les années suivantes, pour atteindre une cime à 65,1% en 2010. Depuis, par contre, le nombre d’immigrants parlant français à leur arrivée est redescendu tout près de son niveau de 2004, à 55,5% en 2015.

D’ailleurs, l’an dernier, un nombre record de nouveaux arrivants parlaient anglais, sans connaître le français.

Données: Ministère de l’Immigration du Québec

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