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Martine Desjardins discute mobilisation en Colombie-Britannique

Photo: Archives Métro
François Van Hoenacker - Métro

La présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) Martine Desjardins s’est adressée mardi à des représentants syndicaux et étudiants de la Colombie-Britannique. Métro l’a jointe par téléphone en Colombie-Britannique.

Vous étiez en Colombie-Britannique à l’invitation de la British Colombia Federation of Labour (BCFL). De quoi avez-vous discuté?
J’ai voulu expliquer comment les associations étudiantes sont parvenues à engendrer cette mobilisation. Par exemple, le fait d’avoir établi un plan d’action et de l’avoir suivi à la lettre nous a grandement aidé. Cela dit, beaucoup d’éléments qu’on ne contrôle pas ont amplifié ce mouvement. Les erreurs du gouvernement ont souvent réanimé la colère des Québécois : les déclarations du premier ministre, la Loi 78… Je dis souvent à la blague que le fait que les Canadiens de Montréal ne soient pas allés en série a peut-être aussi aidé notre cause. Le dernier mouvement étudiant d’importance remonte à 2005… et les Canadiens n’étaient pas en série!

Le mouvement étudiant québécois a-t-il trouvé écho dans l’Ouest canadien?
Dans le Canada anglais, on manifeste beaucoup moins, on fonctionne beaucoup plus par «lobbying». Je crois que notre mouvement a éveillé la conscience de plusieurs jeunes au pays. Ça leur a prouvé qu’il était possible de prendre la parole et d’exprimer son mécontentement par des manifestations lorsque les discussions ne font pas bouger les choses.

Quelles actions la FEUQ prévoit-elle bientôt entreprendre?
Nous attendons la réponse du gouvernement à l’ultimatum de 72 heures lancé lundi, qui lui demande d’accepter un processus de médiation d’ici demain. En attendant, comme il n’y a plus de cours, on ne mobilise plus les gens sur les campus, on va plutôt chercher de la visibilité dans les festivals. On va profiter du Festival de Jazz et de Juste pour rire, comme nous l’avons fait pour les FrancoFolies. Nous allons aussi participer à certaines activités de la Saint-Jean. Nous serons aussi de la manifestation de vendredi, qui sera une autre importante manifestation du 22. Advenant le refus du gouvernement d’aller en médiation, ce sera aussi pour nous une façon d’exprimer notre mécontentement.

Un plan d’actions en cinq temps
La FEUQ prépare un plan d’action en cinq temps pour les cinq semaines des élections provinciales. La FEUQ prévoit aussi localiser leurs actions dans une dizaine de circonscriptions, dont celle de Michelle Courchesne, à Châteauguay et dans la région de Québec, où les députés ont une plus faible majorité.

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