Mobilité

Sièges d’auto pour enfants: près de la moitié sont mal installés

Asian toddler girl wearing seat belt in a car seat Photo: Getty Images/iStockphoto

Le siège d’auto pour enfants, cet objet si commun et pourtant fréquemment mal utilisé. Durée de vie, poids, taille, norme, comment s’y retrouver? En collaboration avec la SAAQ, la CAA offrait récemment une formation gratuite sur le sujet. TC Media a rencontré le formateur pour faire un bilan des erreurs les plus fréquentes et les conseils à ne pas oublier.

Afin de protéger les enfants des risques encourus par le déplacement en automobile, trois types de sièges se retrouvent sur le marché. Celui de nouveau-né, d’enfant et finalement, le siège d’appoint. La loi prévoit que tout enfant mesurant moins de 63 cm en position assise, du siège au sommet du crâne, doit être installé dans un siège conforme. Sur le site internet de la CAA, il est possible de lire que seulement un peu plus de la moitié des sièges d’auto sont utilisés correctement.

Nouveau-né
Il est très important de lire le manuel d’instructions et les spécifications de chaque siège, mais ceux pour les nouveau-nés conviennent généralement pour un bébé de 0 à 10 kg. Le siège doit toujours être installé en position arrière avec un angle de 45°. Daniel Fortier, coordonnateur des programmes de formations aux entreprises chez CAA explique que cette position évite que l’enfant s’endorme dans une mauvaise position qui pourrait être néfaste dans un cas d’accident.

Les différentes sangles et courroies sont aussi source d’erreurs. «Les courroies du harnais doivent être ajustées le plus près possible du corps avec un espace maximal équivalant à un doigt entre la clavicule du bébé et la courroie», explique-t-il. Il ajoute que la pince de poitrine doit être ajustée à la hauteur des aisselles.

La poignée de transport oubliée dans la mauvaise position est aussi un problème. La position requise de celle-ci lorsque le véhicule est en mouvement est indiquée sur le siège. Un espace de 2,5 cm est aussi requis entre le sommet de la tête du bébé et le haut du siège.

Enfant
«Les parents ont tendance à vouloir passer rapidement à la prochaine étape, alors que ce n’est pas nécessairement l’idéal pour l’enfant. Il est préférable de le laisser en position arrière aussi longtemps que possible», raconte M. Fortier.

Lorsque le bambin ne convient plus aux exigences du siège pour bébés, il est temps de passer à celui pour enfants, qui convient habituellement de 10 à 30 kg.

La règle du 45°, des sangles et de la pince de poitrine s’appliquent également. Lorsque le haut de l’oreille de l’enfant arrive au somment du siège, il est temps de positionner le siège vers l’avant en suivant les recommandations spécifiques du manuel d’instructions.

Siège d’appoint
Les erreurs pour le siège d’appoint sont moindres. L’utilité de celui-ci est de rehausser l’enfant de façon à ce qu’il puisse porter correctement la ceinture de sécurité du véhicule.

Vérification des sièges d’auto: de l’aide pour les parents
Mieux vaut redoubler de prudence lorsqu’on parle de la vie d’un enfant. Pour les parents qui désirent faire vérifier l’installation de leur siège d’auto, le Réseau de vérification de sièges d’auto dispose de plus d’une trentaine de points de service au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Les différents organismes offrant le service gratuitement sont tous répertoriés sur le site web de la CAA. Certains offrent aussi l’installation, mais la plupart œuvrent seulement dans la vérification.

«C’est souvent par intérêt personnel. Certaines personnes qui oeuvrent au sein d’organismes ont vraiment la sécurité des enfants à cœur et ils décident de suivre la formation», explique le coordonnateur des programmes de formations aux entreprises chez CAA, Daniel Fortier.

C’est d’ailleurs le cas des éducatrices Sandra et Nathalie Côté qui étaient présentes à la formation, afin de pouvoir offrir aux parents une journée consacrée à la vérification des sièges d’auto des enfants fréquentant leur CPE.

«Lorsque j’ai eu mes enfants, j’aurais aimé avoir accès à une telle ressource», termine Sandra Côté.

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