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Violence entre élèves en pensionnats autochtones

La Presse canadienne - La Presse Canadienne

OTTAWA — L’ex-juge manitobain qui a présidé la Commission de vérité et réconciliation du Canada soutient que ses travaux n’auront pas permis d’approfondir le tabou qui entoure la violence infligée par des élèves de pensionnats pour Autochtones à leurs camarades de classe.

Murray Sinclair, aujourd’hui sénateur, croit que les agressions physiques et sexuelles entre élèves n’étaient pas en soi de nature sexuelle: les jeunes souhaitaient avant tout poser des gestes violents.

L’ancien juge soutient que ces agressions entre élèves ont été «dégradantes et déshumanisantes pour les victimes», laissant entendre que toutes ces violences ont laissé leurs marques et continuent de hanter certains Autochtones encore aujourd’hui.

M. Sinclair estime aussi que plusieurs victimes qui sont toujours aux prises avec leurs démons reproduisent ces violences avec leurs propres enfants — un «traumatisme intergénérationnel» mis en lumière dans une longue enquête menée par La Presse canadienne pendant plusieurs mois.

Selon le sénateur Sinclair, les membres de la Commission de vérité et réconciliation ont réalisé que des victimes d’agressions commises par des camarades de pensionnats avaient attendu au tout dernier moment avant de déposer leur demande d’indemnisation en vertu de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens.

Les victimes espéraient en fait que leurs tortionnaires meurent entretemps, évitant du coup de leur faire face.

La Commission de vérité et réconciliation du Canada, créée en vertu de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens, s’est penchée pendant six ans sur les agressions commises sur des élèves par des prêtres et des employés de pensionnats fédéraux pour Autochtones.

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