National
06:26 29 juillet 2017 | mise à jour le: 29 juillet 2017 à 10:44 Temps de lecture: 2 minutes

Une clinique dans la rue pour dépister l’hépatite C

Une clinique dans la rue pour dépister l’hépatite C
Photo: Getty Images/iStockphotoHepatitis C virus model, 3D illustration. A virus consists of a protein coat capsid surrounding RNA and outer lipoprotein envelope with two types of glycoprotein spikes, E1 and E2

MONTRÉAL — Pour tenter de réduire la progression de l’hépatite C, des professionnels d’une clinique médicale de Montréal ont entrepris d’aller rejoindre les personnes les plus à risque directement dans la rue, en plus de visiter une quarantaine d’organismes qui leur viennent en aide.

L’équipe de la Clinique de médecine urbaine du Quartier Latin s’est donné comme objectif de mieux faire connaître le virus, de sensibiliser les personnes itinérantes quant aux risques de transmission, de souligner l’importance du dépistage et d’informer les personnes atteintes des traitements disponibles.

L’hépatite C est une maladie du foie causée par un virus qui peut entraîner une infection hépatique aiguë et une infection chronique. La gravité est variable, allant d’une forme bénigne qui dure quelques semaines à une maladie grave qui s’installe à vie.

Le virus de l’hépatite C est transmis par le sang et les modes d’infection les plus fréquents résultent de pratiques d’injection à risque, d’une mauvaise stérilisation du matériel médical, ainsi que de l’absence de dépistage du sang et des produits sanguins avant transfusion.

L’une des grandes difficultés rencontrées demeure le dépistage. Selon les données récoltées par l’Organisation mondiale de la santé, seulement 20 % des personnes infectées par le virus de l’hépatite C ont été diagnostiquées.

Au Canada, on estime à 600 000 le nombre de personnes atteintes d’hépatite virale. Au Québec, elles seraient entre 40 000 et 70 000.

Les médicaments antiviraux permettent de guérir environ 90 % des individus infectés, réduisant du même coup le risque de décès par cancer hépatique ou par cirrhose. À ce jour, il n’existe encore aucun vaccin contre l’hépatite C.

Articles similaires