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Canada et Haïti, même combat

Photo: Yves Provencher/Métro

Lorsque les infirmières haïtiennes ont demandé l’appui de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) pour qu’Haïti signe une convention internationale, elles n’étaient pas au courant que le Canada ne l’avait pas signée. La FIQ non plus, d’ailleurs.

La porte-parole du Syndicat du personnel infirmier (SPI) d’Haïti, Rose-Bello Bernard était de passage à Montréal jeudi pour rencontrer son homologue Régine Laurent, présidente de la FIQ. Les deux femmes ont discuté en présence de l’Ambassadeur d’Haïti au Canada, Frantz Liautaud.

L’objet de la rencontre visait à obtenir l’appui de la FIQ afin que le gouvernement haïtien accepte de signer la Convention 149 de l’Organisation internationale du travail (OIT). Cette convention, mise sur pied en 1977, s’engage à améliorer les conditions de vie et de travail du personnel infirmier dans le monde.

Si Haïti adhère à cette convention, le SPI espère ainsi obtenir un levier auprès de son gouvernement afin qu’il mette en place de meilleures formations pour les infirmières et améliorer la prise en charge des patients, notamment.

L’ambassadeur d’Haïti au Canada a appuyé cette démarche. Quant à la FIQ, qui a appris par la même occasion que le Canada n’avait pas ratifié cette convention, elle compte entamer des démarches de son côté pour corriger la situation. «Si on avait signé cette convention [149], je vous dis que ça m’aurait servie lors des négociations de notre convention collective, a indiqué Mme Laurent. C’est un levier de plus qui pourrait me servir aux prochaines négociations.»

Le Canada s’est toutefois montré réticent par le passé, affirmant que la santé relève du provincial.

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