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Québec présente sa stratégie sur la main-d'oeuvre

Québec présente sa stratégie sur la main-d'oeuvre
Photo by: Jacques BoissinotQuebec Premier Philippe Couillard responds during question period Tuesday, April 24, 2018 at the legislature in Quebec City. THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot

QUÉBEC — Le gouvernement Couillard veut faire travailler davantage les personnes âgées et les immigrants pour résorber la pénurie de travailleurs.

Ce sont là deux des cibles de la nouvelle stratégie sur la main-d’oeuvre dévoilée mardi à Québec.

On y apprend notamment que Québec investira 873,8 millions $ supplémentaires sur cinq ans pour sa nouvelle stratégie sur la main-d’oeuvre.

«On veut ramener les gens qui sont un peu plus loin du marché du travail, les personnes âgées, les personnes handicapées, les Autochtones», a déclaré le premier ministre Philippe Couillard en conférence de presse dans les locaux d’une entreprise de Québec.

«Le Québec a indéniablement besoin des immigrants, il en va de la survie de certaines entreprises», a plaidé le ministre de l’Emploi, François Blais. Il visait ainsi sans les nommer les adversaires caquistes, qui proposent de réduire le seuil d’immigration de 50 000 à 40 000 personnes par année.

Près de 200 millions $ seront réservés spécifiquement aux clientèles immigrantes. On veut ainsi rattraper le taux d’emploi des personnes immigrantes au Canada, à 64 pour cent, alors qu’il est à 60,6 pour cent au Québec.

De même, on veut réduire de moitié l’écart du taux d’emploi pour les personnes de 60 à 69 ans entre le Québec et le Canada. Il est actuellement de 40 pour cent au Canada et de 34 pour cent au Québec.

Au total, c’est 1,3 milliard $ qui seraient investis pour la formation de la main-d’oeuvre, sur cinq ans, en additionnant les sommes qui avaient déjà été prévues.

Dans l’enveloppe globale, 800 millions $ serviront à attirer des travailleurs qualifiés et intégrer le plus grand nombre de personnes à l’emploi, ainsi qu’à aider les entreprises.

Près de 400 millions $ seront dépensés pour «améliorer la flexibilité et l’agilité dans le développement des compétences».

En 2017 il y avait plus de 90 000 postes vacants dans les entreprises au Québec.

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