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12:12 10 janvier 2019 | mise à jour le: 10 janvier 2019 à 15:42 temps de lecture: 3 minutes

Alzheimer: une campagne de sensibilisation pour contrer la stigmatisation

Alzheimer: une campagne de sensibilisation pour contrer la stigmatisation
Photo: Métro

La Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer (FQSA) a lancé cette semaine une campagne qui vise à briser les stigmas en laissant parler les gens atteints.

«Les stigmas sont parfois plus néfastes que la maladie elle-même, a soutenu la directrice générale de la FQSA, Sylvie Grenier. Cette année, notre approche est de donner la parole aux personnes atteintes et leurs proches.»

Dans le cadre du Mois de la sensibilisation à la maladie d’Alzheimer, la campagne vise à permettre aux participants de se définir en tant qu’individu et non en tant que «malade».

«On dit d’une personne qu’elle ‘’est’’ Alzheimer, mais les gens ne sont pas leur maladie», a martelé la directrice générale.

Mythes persistants
Dans la croyance populaire, l’Alzheimer est une maladie de personnes âgées. Bien qu’il soit vrai que la maladie touche principalement les personnes âgées de plus de 65 ans, la Société Alzheimer Canada souligne qu’elle peut aussi se déclarer chez des quinquagénaires et même des quadragénaires.

Selon Mme Grenier, une autre fausse idée est de croire que les gens atteints ne sont «pas là». «Ils ne reconnaissent peut-être plus les visages, mais ils reconnaissent les voix, la présence. Ils ont encore des sentiments.»

Il est aussi répandu de croire que la maladie est héréditaire. Or, la maladie d’Alzheimer familiale représente 5% de tous les cas. «Malheureusement, personne n’est à l’abri», a déploré la directrice.

Changement de mentalité
Dans un sondage Léger dévoilé l’année dernière, un Canadien sur quatre avouait qu’il se sentirait «honteux ou embarrassé» s’il était atteint d’une maladie cognitive.

«Les gens ne veulent pas montrer qu’ils sont atteints. Pourtant, ce n’est pas de leur faute. L’Alzheimer est incurable. On sait qu’il y a une fin, mais on ne sait pas quel chemin on va prendre pour s’y rendre. Ça fait peur», a ajouté Sylvie Grenier.

Elle souhaite pour l’avenir plus de bienveillance, autant pour les gens atteints de la maladie que pour leurs proches aidants pour qui, l’impact est également imposant. «Il faut les considérer, les écouter et, surtout, être présent pour eux.»

Avec cette campagne, la FQSA souhaite montrer que la vie continue et qu’il y a encore de belles choses à venir après le diagnostic. «Oui, il y a des moments moins roses, mais il faut savoir saisir les bons moments, car il y en a aussi.»

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