National

Trudeau poursuit sa tournée préélectorale au N.-B.

Trudeau poursuit sa tournée préélectorale au N.-B.
Photo: Andrew Vaughan/La Presse canadiennePrime Minister Justin Trudeau visits the Saint John Market in Saint John, N.B. on Thursday, Jan. 24, 2019. THE CANADIAN PRESS/Andrew Vaughan

QUISPAMSIS, N.-B. — Justin Trudeau conseille aux électeurs de se méfier des propos alarmistes concernant l’immigration, laissant entendre que le sujet soulèvera les passions au cours de la campagne électorale fédérale de cet automne.

Le premier ministre a tenu ces propos jeudi lors d’une assemblée publique dans le nord du Nouveau-Brunswick, où une jeune réfugiée syrienne l’a remercié d’avoir permis à sa famille de venir au Canada.

S’adressant à une foule d’environ 250 personnes dans une école secondaire de Miramichi, M. Trudeau a rappelé que c’était son gouvernement libéral qui avait accordé l’asile à 40 000 réfugiés syriens en 2015-2016.

Il a ajouté que son gouvernement était heureux de pouvoir aider, mais il a insisté sur le fait que ce sont des Canadiens — des membres d’églises et de groupes communautaires, des voisinages et des familles — qui ont fait de l’intégration des réfugiés syriens un succès.

Mais le ton positif de M. Trudeau a changé lorsqu’il a laissé entendre que le monde était devenu de plus en plus craintif, insulaire et anxieux au sujet de l’immigration.

«Lorsque nous ressentons de l’anxiété, il est facile de voir ces peurs augmenter et s’exacerber, menant les gens à montrer du doigt et à blâmer», a-t-il déclaré.

Il y a des gens qui tentent de provoquer de la peur, de l’intolérance et de la désinformation sur l’immigration à travers le Canada, a-t-il ajouté, sans toutefois nommer d’individu ou de groupe en particulier.

Il a cependant ajouté que certaines personnes tentaient de provoquer de la peur, de l’intolérance et de la désinformation sur l’immigration.

Il a indiqué qu’il avait hâte de parler de l’immigration aux Canadiens lors de la prochaine campagne.

Pas de nouvelles sommes pour les Jeux de la Francophonie

Justin Trudeau passait jeudi une deuxième journée au Nouveau-Brunswick.

Plus tôt dans la journée, il s’était arrêté à la garderie Origins Natural Learning à Quispamsis, où il n’a promis aucune nouvelle somme d’argent pour les Jeux de la Francophonie de 2021, dont l’organisation traverse des difficultés.

M. Trudeau a réitéré qu’Ottawa verserait le même montant que la province, un dollar pour un dollar.

Le mois dernier, le nouveau gouvernement conservateur du Nouveau-Brunswick a annoncé que l’événement pourrait s’avérer trop coûteux pour la province. L’estimation des coûts serait passée de 17 millions $ à 130 millions $.

Le premier ministre Blaine Higgs maintient l’engagement initial de la province d’accorder 10 millions $ à l’organisation des Jeux, mais insiste que son gouvernement n’ajoutera pas un sou de plus.

Selon la soumission de départ, les deux gouvernements devaient payer chacun un maximum de 10 millions $. Les municipalités hôtes, Moncton et Dieppe, devaient ajouter 750 000 $ chacune et le solde serait absorbé par la vente de billets.

La 9e édition des Jeux de la Francophonie doit avoir lieu dans les régions de Moncton et de Dieppe à l’été 2021. On attend la participation de 3000 athlètes et artistes en provenance de plus de 50 États membres ayant le français comme langue commune.

Alors qu’il poursuit sa tournée canadienne préélectorale qui vise à dynamiser les candidatures pour le Parti libéral, le premier ministre a rencontré des familles à la garderie de Quispamsis pour mettre en valeur l’Allocation canadienne pour enfants.

Il s’est assis avec de jeunes enfants qui apprenaient l’alphabet. Il a demandé aux enfants de dire leur prénom et la première lettre de leur prénom.