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Québec exhorte les détenteurs d’armes à feu à s’inscrire au registre

Québec exhorte les détenteurs d’armes à feu à s’inscrire au registre
Photo: Justin Tang/La Presse canadienneGeneviève Guilbault, ministre de la Sécurité publique

GATINEAU, Qc — À quelques heures de l’entrée en vigueur de la loi sur le registre des armes, la ministre québécoise de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, exhorte les propriétaires à enregistrer leurs armes.

«La loi commence à minuit ce soir, alors je passe le message à tous les détenteurs d’armes sans restriction au Québec: enregistrez-vous, la loi va s’appliquer à partir de demain», a-t-elle lancé mardi.

«Donc tous ceux qui n’auront pas immatriculé leurs armes s’exposent à des sanctions dès demain», a ajouté Mme Guilbault en mêlée de presse avant la rencontre du cabinet caquiste à Gatineau.

La cible est loin d’être atteinte: environ 24 pour cent des armes en circulation dans la province ont été enregistrées.

La ministre Guilbault a toutefois mentionné qu’on avait constaté une «hausse d’achalandage» pour l’enregistrement, lequel a d’ailleurs pu causer, a-t-elle concédé, des pépins techniques qui ont pu avoir raison de la patience de certains.

Et les assouplissements au régime d’immatriculation des armes qui ont été dévoilés la semaine passée n’y changent rien, parce que «la date butoir, elle est là», a-t-elle prévenu.

«Il y a 100 000 armes qui sont acquises chaque année au Québec, et 100 000 armes qui sont transigées entre particuliers au Québec. Alors ça, c’est énormément de gens qui, dans le futur, vont bénéficier d’une procédure qui sera assouplie, plus commode, plus facile», a plaidé la vice-première ministre.

«Mais dans l’immédiat, ça ne change rien à l’application de la loi, alors conformez-vous», a-t-elle ajouté.

Les modifications à la loi proposées doivent d’abord être adoptées par l’Assemblée nationale avant d’entrer en vigueur.

Le gouvernement souhaite retirer trois irritants des obligations entourant l’enregistrement.

D’abord, seul le numéro de série de l’arme sera requis pour enregistrer celle-ci, et il ne sera plus nécessaire d’obtenir un deuxième numéro d’immatriculation.

Ensuite, les propriétaires n’auront plus à mesurer la longueur du canon de l’arme qu’ils enregistrent, et enfin, l’obligation de rapporter tout déplacement au-delà de 15 jours sera modifiée.

Lorsqu’elle a annoncé ces modifications, la ministre Guilbault a insisté sur le fait que le registre québécois était là «pour rester» et qu’il n’était «aucunement question de l’abolir».

Les amendes en cas de contravention varient de 500 $ à 5000 $.