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14:37 6 février 2019 | mise à jour le: 6 février 2019 à 14:38 temps de lecture: 3 minutes

La FSE-CSQ exige des engagements pour l’école publique

La FSE-CSQ exige des engagements pour l’école publique
Photo: Archives

Près de 40 000 enseignants ont signé une pétition remise mercredi par la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) au ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge. Elles réclament «des orientations claires pour améliorer les conditions d’enseignement» dans l’école publique.

«Les enseignants ont exprimé en grand nombre qu’ils veulent des mesures pouvant améliorer leur quotidien. Ils ont une tâche trop lourde et de plus en plus complexe. Ils veulent qu’on parle de ce dont ils ont besoin pour améliorer leur travail tous les jours au préscolaire, au primaire, au secondaire, à la formation professionnelle et à l’éducation des adultes», a fait valoir la présidente de la FSE-CSQ, Josée Scalabrini, par voie de communiqué.

Avec cette pétition, les enseignants de la FSE ont indiqué vouloir améliorer leur rémunération afin qu’elle soit à la hauteur du travail accompli. Ils veulent aussi que leur autonomie professionnelle soit reconnue, que leur charge de travail soit respectueuse, que la composition des classes soit équilibrées et que des services soient suffisants pour les élèves.

«Il faut offrir aux élèves québécois un système d’éducation publique à la hauteur des plus hauts standards. […] La preuve n’est plus à faire, les ressources allouées aux écoles publiques du Québec sont largement insuffisantes et les effets se font sentir jusque dans les classes de nos enfants», peut-on lire sur le site de la pétition.

De son côté, la présidente de l’Association provinciale des enseignantes et enseignants du Québec (APEQ), Heidi Yetman, a ajouté que les enseignants ont des attentes «importantes» en ce qui a trait à l’investissement dans les services pour élèves en difficulté, à la prévention de la violence ainsi qu’à l’épuisement grandissant, en pleine pénurie.

La pétition a été initiée pendant la dernière campagne électorale provinciale, son objectif étant d’assurer que l’éducation soit au cœur des discussions et des débats. Il s’agissait d’une initiative du mouvement Pour l’école publique (PEP), porté par la FSE-CSQ et l’APEQ-QPAT.

Mme Scalabrini a remis une copie de la pétition à d’autres députés qui pourraient être «interpellés par son contenu», comme la porte-parole du Parti libéral du Québec en matière d’éducation, Marwah Rizqy, le député de Bonaventure pour le Parti québécois, Sylvain Roy, ainsi que la porte-parole de Québec solidaire en matière d’éducation, Christine Labrie.

En pleine Semaine des enseignantes et enseignants, la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) est également sortie un peu plus tôt cette semaine, réclamant 891M$ de la CAQ pour l’année 2019-2020 dans le but de «réparer» l’école publique.

Son président, Sylvain Mallette, avait déclaré à Métro qu’ils allaient «regarder avec beaucoup de vigilance le prochain budget». «Le gouvernement a beaucoup promis, François Legault s’est beaucoup avancé et le prochain budget témoignera de sa sincérité.»

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