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Écrire pour vous

Bonjour. Je suis votre nouvelle chroniqueuse du mercredi. Vous m’avez peut-être déjà lue dans Urbania, Elle Québec ou le journal Les Affaires. Peut-être aussi êtes-vous tombés par hasard sur mon livre Sacré dépanneur! à la librairie, ou sur moi sortant du yoga chaud sur Saint-Laurent. Dans le dernier cas, vous ne m’avez vraiment pas vue à mon meilleur. Je suis journaliste indépendante, joggeuse, flexitarienne et j’ai un chien. Maintenant que je me suis présentée bien comme il faut, je peux vous dire ce qui me rend si heureuse d’écrire pour VOUS.

D’abord, vous êtes un bon public. Si vous êtes dans le métro en ce moment, c’est forcément que vous vous rendez quelque part. Vous avez donc un but. Un but que vous atteignez avec brio, car utiliser les transports en commun pour se déplacer en ville, c’est déjà faire preuve d’intelligence. De plus, vous habitez la région métropolitaine. Ça, ça veut dire que je pourrai chialer contre les vignettes de stationnement et rire de la nomination de Régis Labeaume comme 4e meilleur maire au monde sans jamais me faire accuser de montréalocentrisme. Ne vous inquiétez pas, je ne vous embêterai pas trop avec la question des vignettes.

De toute façon, ce ne sont pas les sujets qui manquent, à Montréal. Qui d’autre qu’un Montréalais est à ce point passionné par le hockey que seul l’abandon du tabagisme par Claude Poirier pourra lui faire penser à autre chose qu’à la fin du lock-out dans la Ligue nationale? Où se formalise-t-on d’être servi en anglais tout en donnant fièrement la réplique aux touristes dans la langue de Michael Applebaum? Dans quelle ville adepte de vélo déplore-t-on les places de stationnement qu’occupent les pistes cyclables et les bornes Bixi?

Le peuple québécois est, de manière générale, assez singulier. Au Québec, «l’amour, la famille et les projets» d’Éric Salvail font vendre plus de journaux à potins que les frasques de Brangelina. Le pelletage fait partie des activités cardiovasculaires les plus populaires. On survit sans trop d’égratignures aux problèmes de drogue de Justin Bieber et on est si attaché à notre divertissement d’enfance qu’on capote quand une entreprise de télécommunications utilise un classique comme La Guerre des tuques à des fins commerciales.

Ce sont toutes ces petites particularités qui me donnent autant de plaisir à analyser, décortiquer, juger et, à l’occasion, admirer le comportement des Québécois. Imaginez si j’étais chroniqueuse à Timmins, en Ontario : je devrais vous parler de la fermeture du musée consacré à Shania Twain! Je vous aime et j’ai hâte de vous écrire.

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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