Manifestations des enseignants ontariens vendredi
TORONTO – Des dizaines de milliers d’enseignants du primaire et d’employés de soutien du secteur de l’éducation de l’Ontario prendront les rues d’assaut, vendredi, afin de dénoncer la décision du gouvernement d’imposer de nouvelles conventions collectives, a indiqué leur syndicat mercredi.
Une manifestation aussitôt qualifiée de «grève illégale» par le premier ministre démissionnaire Dalton McGuinty, qui demande aux syndicats de régler leurs différends avec le gouvernement devant les tribunaux.
La Fédération des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario — l’un des plus grands syndicats au Canada — a déclaré que cette manifestation reflétait la volonté de la majorité de ses 76 000 membres.
Le syndicat a aussi indiqué qu’il avait même proposé aux libéraux au pouvoir une trêve en promettant de laisser de côté les moyens de pression si le gouvernement n’utilisait pas sa controversée loi antigrève pour imposer des contrats, jusqu’à la désignation d’un nouveau premier ministre le 26 janvier.
Le président du syndicat, Sam Hammond, a souligné que la ministre de l’Éducation a fait le choix délibéré et provocateur d’écraser les droits démocratiques de dizaines de milliers d’enseignants plutôt que de convenir d’une solution respectueuse.
Il a ajouté que la ministre Laurel Broten aurait pu saisir la branche d’olivier qui lui avait été tendue en attendant la nomination d’un nouveau chef libéral — et premier ministre —, mais qu’elle en avait décidé autrement.
La ministre n’a pas indiqué à quel type de sanctions les enseignants faisaient face avec ce débrayage d’une journée, précisant qu’il reviendrait à la Commission des relations du travail de décider.
Par ailleurs, un syndicat qui représente 38 000 fonctionnaires ontariens a également annoncé mercredi qu’il avait conclu une entente de principe avec le gouvernement pour une nouvelle convention collective d’une durée de deux ans.
L’entente prévoit notamment un gel des salaires de deux ans, afin d’aider à combattre le déficit de 14,4 milliards $ dans les coffres de la province. Les détails complets ne seront pas dévoilés avant que la convention ne soit ratifiée.