National
13:44 11 février 2013

Bernard Landry favorable à l’indexation des droits de scolarité

Bernard Landry favorable à l’indexation des droits de scolarité
Photo: Denis Beaumont/Métro

L’ancien premier ministre du Québec, Bernard Landry, est en faveur de l’indexation des droits de scolarité. Il n’est pas contre la gratuité scolaire, mais il soutient que le Québec ne peut pas se le permettre financièrement.

«En soi, [la gratuité] est une bonne chose. En pratique, dans le Québec contemporain, c’est difficile à faire», a-t-il affirmé, en marge d’un point de presse pour souligner la mise sur pied de la Fondation Léo Bureau-Blouin.

M. Landry a raconté que lorsqu’il était étudiant à l’Université de Montréal, il militait pour que les études postsecondaires soient gratuites. «Mais on n’avait pas de système de prêts et bourses, a dit celui qui était autrefois président de l’Association générale des étudiants de l’Université de Montréal. Le déficit du Québec n’était pas non plus ce qu’il est aujourd’hui. Il n’y avait pas de déficit ou presque parce que, pendant les années Duplessis, l’éducation était donné par des religieuses et des religieux qui gagnaient 15$ par mois.»

Aujourd’hui, l’ancien premier ministre se range derrière sa successeure, Pauline Marois, qui préconise une indexation des droits de scolarité équivalant à un gel en dollars constants. «Sans indexation, les frais de scolarité baissent, a-t-il indiqué. Comme ce sont les plus bas au Canada et en Amérique du Nord, est-ce que les laisser baisser est sage? Je crois que non, surtout vu les circonstances budgétaires du Québec et notre croissance économique qui, cette année, sera de 1%.»

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«Quand j’ai dirigé les finances du Québec, je n’ai pas augmenté les droits de scolarité parce que la croissance économique nous le permettait», a-t-il ajouté.

Bernard Landry a fait savoir qu’organiser un sommet sur l’éducation comme le fait le présent gouvernement est une bonne chose en raison de tous les événements qui ont entouré le printemps érable. Selon lui, il est urgent de faire le point sur le financement des universités, de même que sur l’équité qui doit régner entre les différents établissements. «Si le sommet peut faire tout cela, ça sera excellent», a dit M. Landry.