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La maternelle 4 ans, un modèle à adopter, selon un ministre français

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Le ministre français de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer. Photo: Josie Desmarais/Métro

Selon le ministre de l’Éducation français, Jean-Michel Blanquer, une meilleure éducation passe par l’instruction dès la petite enfance. De passage dans la métropole québécoise le temps d’une allocution, jeudi, le politicien de l’Hexagone a vanté le modèle de la maternelle 4 ans.

Parmi les thèmes que partagent M. Blanquer et le ministre québécois de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, il y a la petite enfance, a constaté M. Roberge avant l’allocution.

En France, la formation scolaire est devenue obligatoire dès l’âge de trois ans en 2018. Derrière ce modèle se trouve l’idée de mieux former les étudiants tôt dans leur vie.

«Parmi les conclusions principales des sciences cognitives dans les dernières années, il y a l’importance des premières années de la vie. Et puis l’importance qu’on accorde à l’école maternelle», a affirmé M. Blanquer, jeudi, au Château Champlain, au centre-ville de Montréal.

«Si nous réussissons à cet endroit-là, nous réussissons quelque chose d’essentiel», a-t-il ajouté.

Jean-François Roberge n’est «pas surpris» de voir l’accord de son homologue avec le modèle de maternelle 4 ans québécois. «Il y a un consensus scientifique international et c’était vraiment dans la déclaration finale du G7, à Paris, cet été», a soutenu le ministre.

«Il y a des comparaisons à faire entre nos deux États. Ce sont des mesures un peu différentes mais qui procèdent de la même inspiration» – Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation français

Poursuite au primaire…

Le politicien français a aussi profité de son passage à Montréal afin d’insister sur la priorité à donner à l’école primaire.

«Dire cela, ce n’est pas une opinion. C’est quelque chose de démontré, de prouvé», a avancé M. Blanquer.

Dans l’Hexagone, au début du mandat d’Emmanuel Macron, certaines classes du primaire ont été séparées en deux dans les milieux défavorisés. «Quand ils ont six ans ou sept ans, ils sont douze dans une classe plutôt que vingt-quatre. Aujourd’hui, ça touche 300 000 enfants par an», a expliqué le ministre français.

«Derrière cela, c’est aussi une évolution des pédagogies. Les témoignages de professeurs sont tout à fait stimulants», a-t-il repris.

Le dossier pénurie

La pénurie enseignante constatée au Québec est aussi apparue en France. Ce qui n’a pas empêché le pays européen de mettre en place cette mesure d’allègement des classes, a constaté M. Blanquer en conférence de presse après son allocution.

«Presque tous les sytèmes éducatifs mondiaux ont rencontré les défis de l’attractivité du métier. On aura toujours plus besoin de professeurs au XXIe siècle», a-t-il lancé.

Des programmes de «pré-recrutement», comme ceux implantés en France, peuvent faciliter le recrutement de jeunes destinés à la profession, selon M. Blanquer.

«Ça consiste à proposer à des étudiants à pouvoir être rémunérés en intervenant dans l’aide aux élèves pendant leurs études, a-t-il souligné. Ça a la vertu d’être une mesure sociale, mais aussi une mesure qui permet d’attirer.»

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