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05:00 26 février 2020 | mise à jour le: 25 février 2020 à 23:58 temps de lecture: 3 minutes

Un «ombudsman» de la protection de la jeunesse, propose un collectif

Un «ombudsman» de la protection de la jeunesse, propose un collectif
Photo: Josie Desmarais/MétroRégine Laurent, présidente de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse

Pour assurer un suivi «plus imputable» du droit de la jeunesse, un collectif de 16 organismes exhorte le gouvernement à mettre en place une nouvelle instance indépendante qui jouerait en quelque sorte le rôle d’ombudsman des jeunes.

C’est ce qu’a plaidé la coalition nouvellement formée, mardi, devant la Commission Laurent sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse.

«Une instance comme celle-là, qui répond aux critères internationaux des droits de l’enfant, fait défaut au Québec», a affirmé le directeur général du Bureau international des droits des enfants (IBCR), Guillaume Landry.

L’IBCR fait partie de la quinzaine de groupes qui ont élaboré les recommandations déposées mardi soir devant la présidente de la Commission, Régine Laurent.

«On a besoin de transparence, d’indépendance, d’une capacité d’enquête et de suivi des recommandations», a ajouté M. Landry. Le gouvernement pourrait s’inspirer du modèle de Protecteur du citoyen, a-t-il avancé.

Des modèles

M. Landry était accompagné mardi d’une collègue de l’organisme Equitas, Amy Cooper. Selon l’experte des questions éducatives, le modèle existe déjà ailleurs.

«Huit provinces et territoires du Canada ont des bureaux de protection du droit des jeunes», a observé Mme Cooper. Parmi ceux-ci, le Défenseur des enfants et de la jeunesse du Nouveau-Brunswick.

«Le Nouveau-Brunswick possède un modèle qui correspond davantage aux critères. Il y a un leadership incarné sur un individu qui fait des recommandations et en fait le suivi», a résumé M. Landry.

Le système québécois confie présentement les questions de protection de la jeunesse à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ).

En instaurant une nouvelle instance indépendante, la province assurerait «la participation de l’enfant et l’imputabilité auprès des enfants», selon le DG de l’IBCR.

«Tout ça requiert que ça ne soit pas assuré par le sous-bureau d’une autre instance.» – Guillaume Landry

Autres recommandations

Le groupement d’organismes a également profité de son passage devant la Commission Laurent, mardi, pour promouvoir l’idée d’un droit de l’enfant intégré au curriculum scolaire québécois.

De manière plus large, il souhaite encourager la démystification de la participation des jeunes au processus décisionnel en l’intégrant plus largement aux débats de société les concernant.

Les audiences de la Commission Laurent se poursuivent jusqu’au mois de mai.

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