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17:23 3 juin 2020 | mise à jour le: 5 juin 2020 à 18:41

Alex Tyrrell abandonne la course à la chefferie du PVC

Alex Tyrrell abandonne la course à la chefferie du PVC
Photo: Archives MétroAlex Tyrrell

Le candidat dans la course à la chefferie du Parti vert du Canada (PVC), Alex Tyrrell a retiré sa candidature, mercredi.

L’actuel chef du Parti vert du Québec mentionne l’implication de l’ancienne cheffe, Elizabeth May, dans la course comme une des principales raisons expliquant son désistement.

Organe directeur du parti, le conseil fédéral gouverne la formation politique au nom des membres, détermine les grandes orientations stratégiques et fixe les priorités sur le plan des dépenses.

Des élections ont eu lieu récemment pour pourvoir 12 postes au sein du conseil, dont celui de vice-président anglophone. Le mari de Mme May, John Kidder, a été élu à ce poste.

«Ça va faire en sorte de consolider le pouvoir dans les mains de Mme May et son entourage. Ils m’ont fait comprendre que même si je gagnais la course à la chefferie, ce conseil a quand même un statut légal à l’intérieur du parti qui serait capable de bloquer l’agenda d’un chef entrant. C’est anti-démocratique. Ça réduit la valeur de la course à la chefferie», plaide M. Tyrrell.

En conférence de presse mercredi, Mme May a répliqué aux propos de M. Tyrrell.

«Il ne comprend pas la structure du parti vert, notre constitution. Nous avons un conseil fédéral. Je n’ai pas nommé mon mari. Il a été élu dans un processus vraiment démocratique. Comme député à la chambre des communes, je ne joue pas un rôle dans la gestion du parti. J’ai lui ai dit bonne chance comme chef du parti vert du Québec», souligne-t-elle.

Fermé aux débats

Le politicien originaire de l’Ouest-de-l’Île avance par ailleurs que le PVC est très fermé aux débats internes.

«Il n’y a aucune volonté de remettre en question certains principes, notamment le conservatisme fiscal et le manque de cohérence idéologique. Sans débat, c’est difficile de contester des idées. Chaque fois qu’un candidat fait une critique ou va comparer sa vision à celle d’un autre candidat, on reçoit un barrage de négativité et d’insultes», souligne-t-il.

M. Tyrrell compte maintenant se consacrer à son rôle de chef du PVQ et de préparer le parti à l’élection provinciale de 2022. Il souhaite que pour la première fois de son histoire, le PVQ présente un candidat dans chacune des 125 circonscriptions de la province.

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