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17:21 6 octobre 2020 | mise à jour le: 6 octobre 2020 à 18:06 temps de lecture: 3 minutes

Joyce Echaquan: l’Assemblée nationale présente ses excuses 

Joyce Echaquan: l’Assemblée nationale présente ses excuses 
Photo: IStock PhotosL'Assemblée nationale du Québec

L’Assemblée nationale du Québec a présenté à l’unanimité ses excuses et ses condoléances à la famille de Joyce Echaquan, mais aussi à toute la communauté de Manawan, à la nation atikamekw et à tous les Autochtones de la province. La motion adoptée mardi après-midi évite toutefois les mots «racisme systémique».

Le premier ministre François Legault a également offert mardi ses excuses officielles à la famille de Joyce Echaquan au nom de l’État québécois.

Cependant, la motion déposée par Québec solidaire demandait notamment à ce que l’Assemblée nationale reconnaisse plus largement «les conséquences irréparables du racisme vécu dans les institutions de santé du Québec».

Dans le texte déposé par Manon Massé, il était également demandé que l’Assemblée nationale reconnaisse que le rôle de l’État québécois est de «construire des ponts entre les nations.»

Il n’y a eu aucun débat sur la motion et tous les leaders parlementaires ont voté pour.

L’Assemblée nationale ensuite observé une minute de silence afin d’honorer la mémoire de Joyce Echaquan.

Manon Massé s’est dite heureuse que l’ensemble des élus présentent leurs excuses, mais a précisé qu’il fallait «garder le cap» étant donné le chemin qu’il reste à faire.

«Les Autochtones vivent au quotidien des discriminations que moi je ne vis pas. Dans le Québec auquel j’aspire, ça n’a pas sa place», a-t-elle déclaré.

Racisme systémique

Bien que, dans la motion, Québec solidaire réfère à un «racisme vécu dans les institutions de santé du Québec», le parti politique n’utilise pas les mots «racisme systémique».

Pourtant, QS a souvent reproché au gouvernement Legault d’éviter ce terme.

Questionnée à ce sujet, l’attachée de presse du caucus, Sandrine Bourque, répond que le parti politique a décidé d’écrire une motion qui puisse rassembler tous les partis de façon unanime.

«Si nous avions inclus l’expression  »racisme systémique » dans le libellé de notre motion, nous n’aurions pas eu un appui unanime des autres partis, pour les raisons que vous connaissez, précise-t-elle. Le jour des funérailles de Joyce Echaquan, on ne voulait surtout pas que notre motion soit bloquée par le gouvernement.»

M. Legault et son gouvernement ont refusé de parler de racisme systémique au Québec, autant en point de presse que lors de la rencontre avec les chefs atikamekw.

Lors de son passage à l’émission Tout le monde en parle, la vice-première ministre du Québec, Genevieve Guilbeault, a elle aussi évité le terme.

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