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Deuxième vague: encore du mouvement de personnel, selon un syndicat

Une personne avec une masque et une visière du corps médical.
Photo: Spencer Platt/Getty Images

Mouvement de personnel et manque d’équipement: le cauchemar de la première vague serait en train de se répéter, selon le plus grand syndicat québécois d’employés du réseau de la santé.

C’est d’abord pour sonner l’alarme en pleine deuxième vague que la Fédération de la Santé et des Services Sociaux, un syndicat affilié à la CSN, a tenu mardi un point de presse à Montréal. Aux yeux se son président, Jeff Begley, les mouvements de personnel qui avaient frappé les CHSLD de plein fouet en mars, avril et mai sont encore une problématique d’actualité.

«Nous avons toujours des indications que ça continue, a-t-il laissé tomber mardi. Ça continue d’être vrai pour le personnel de désinfection, pour le personnel d’entretien, pour le personnel aux services alimentaires, pour les infirmières et les infirmières auxiliaires…»

«Il me semble qu’il fallait apprendre de la première vague.» – Jeff Begley, président de la FSSS–CSN

En date de mardi, une trentaine d’établissements de soins longue durée se retrouvaient sous surveillance ou sous haute surveillance de Québec. Un total de 160 résidents ont testé positif à la COVID-19.

Recherchés: masques et uniformes

D’après les représentants de la FSSS-CSN, Québec tarde d’ailleurs à fournir l’équipement de protection suffisant pour protéger ses employés. Au centre de leurs demandes: le masque à filtre N95.

«C’est le gros morceau qui manque [aujourd’hui] dans les CHSLD», avance M. Begley.

La vice-présidente du syndicat, Josée Marcotte, déplore «l’économie de bout de chandelle» du gouvernement. «On refuse de fournir des uniformes et de les entretenir», indique-t-elle.

La porte-parole syndicale rappelle qu’«un quart» des cas de COVID-19 concernent des employés du réseau.

«On a mis en terre des collègues de travail.» – Josée Marcotte, vice-présidente de la FSSS-CSN

Appel à négocier

Mme Marcotte soutient qu’il est encore le temps de s’asseoir à la table de négociation, mais que le temps commence à manquer.

«Si le gouvernement n’entend pas ce message maintenant, nous serons prêts à augmenter la pression», affirme-t-elle.

Les conventions collectives des employés de la FSSS-CSN sont échues depuis mars dernier.

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