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L’UPAC en pleine reconstruction

Le logo de l'UPAC
Photo: Félix O.J. Fournier

Criblée de critiques dans les dernières années, l’Unité permanente anticorruption (UPAC) dit amorcer une ère de «renouveau». Le corps policier modifiera notamment plusieurs façons de faire.

«On est à l’UPAC 2.0. On met des efforts pour rétablir la confiance envers la population», a indiqué mercredi le porte-parole de l’UPAC, Mathieu Galarneau, dans un breffage technique censé présenter les nouvelles orientations du service de police.

L’UPAC s’est tout récemment retrouvée au centre de l’attention médiatique, alors que l’ex-ministre Nathalie Normandeau, arrêtée en 2016, a obtenu un arrêt des procédures judiciaires envers elle. Dans sa décision, le juge de la Cour du Québec blâme directement le corps anticorruption, qui a laissé filtrer plusieurs informations cruciales au bon déroulement de la poursuite au cours des années.

En octobre, l’UPAC a officiellement «révisé» son modèle. Selon La Presse, la remise en question est même allée jusqu’à instaurer un nouveau logo, qui pourrait être présenté aux médias la semaine prochaine.

Structure

S’ajoutent à cela plusieurs mesures opérationnelles.

L’UPAC s’attaque notamment au roulement de personnel en son sein. Au début du mois dernier, le Comité de surveillance des activités de l’unité permanente anticorruption du Québec critiquait le roulement de personnel au sein du corps policier, un phénomène qui affecterait les enquêtes.

«Le départ d’un enquêteur peut impliquer des retards dans l’enquête et, dans le domaine de la corruption, l’expérience enseigne qu’une enquête policière peut durer pendant plusieurs années», avait alors averti Claude Corbo, président du Comité de surveillance.

Selon Mathieu Galarneau, «le roulement de personnel s’est beaucoup stabilisé».

«Il y a même des enquêteurs qui étaient partis qui ont envie de venir travailler sur des enquêtes de corruption à l’UPAC», a-t-il avancé mercredi.

À l’Assemblée nationale, le gouvernement travaille à confier à l’UPAC la nomination de tous ses enquêteurs. Actuellement, une part de ceux-ci sont prêtés par différents corps policiers.

Selon la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, qui a déposé un projet de loi afin de modifier les procédures d’embauche dans la police, le commissaire à l’UPAC ne bénéficie pas de toute la flexibilité qui lui est due.

«Il y a des problématiques qui viennent avec [le] statut d’emploi [à l’UPAC]», avait indiqué la ministre à la fin du mois dernier. Le projet de loi 72 doit permettre au commissaire de stabiliser les équipes, croit-elle.

Dans les mois à venir, l’UPAC souhaite par ailleurs «accélérer son processus de signalement».

«On a des processus solides, crédibles. C’est ça, le message qu’on veut lancer aujourd’hui.» – Mathieu Galarneau, porte-parole de l’UPAC

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