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09:14 15 décembre 2020 | mise à jour le: 15 décembre 2020 à 15:30 temps de lecture: 3 minutes

Un député du PQ arrêté pour agression sexuelle et exclu de son caucus

Un député du PQ arrêté pour agression sexuelle et exclu de son caucus
Photo: Assemblée Nationale du QuébecLe député du PQ Harold LeBel

La Sûreté du Québec a procédé mardi à l’arrestation du député du Parti québécois (PQ) dans Rimouski, Harold LeBel, pour agression sexuelle. L’élu devra quitter le caucus péquiste, le temps que la lumière soit faite.

C’est «sous le choc» que s’est exprimé son chef, Paul St-Pierre Plamondon, quelques heures après les révélations, mardi. En attendant la conclusion de l’enquête pour infractions de nature sexuelle, il était devenu impossible que M. LeBel reste député du parti, a-t-il poursuivi.

«Toutes les violences sexuelles doivent être combattues avec force. Personne n’est au-dessus de la Loi», a-t-il martelé dans une courte allocution devant la presse.

Selon plusieurs médias, les allégations d’agression sexuelle ont été déposées par une autre membre élue de l’Assemblée nationale. Les faits remonteraient à 2017.

Rejointe mardi, la SQ a confirmé l’arrestation vers 7h d’un homme de 58 ans dans la circonscription du député, Rimouski. La police locale l’a libéré aux alentours de midi.

La date de la comparution de M. LeBel a été fixée au 11 janvier. La Loi lui interdit d’entrer en contact avec la victime alléguée. M. St-Pierre Plamondon soutient que son parti collaborera entièrement aux procédures policières entourant cette affaire.

Harold LeBel en est à son deuxième mandat comme élu du Parlement québécois. Il a longtemps milité pour le Parti québécois, avant son élection en 2014.

Une pensée pour la victime alléguée

L’arrestation de l’élu est survenue mardi au même moment où un comité d’experts préparait la présentation de 190 recommandations sur les violences sexuelles à l’Assemblée nationale. Appelée à réagir en marge du dépôt de ce rapport, la députée péquiste Véronique Hivon a soutenu n’avoir «aucunement» connaissance de gestes déplacés qu’aurait pu poser son collègue.

«C’est tolérance zéro. On travaille très fort pour rebâtir la confiance des victimes», a toutefois poursuivi la porte-parole en matière de justice du PQ.

À ses côtés, Christine Labrie a avoué avoir «une pensée pour [sa] collègue victime». «La politique n’est pas exempte de violences sexuelles», a souligné l’élue de Québec solidaire.

«Je ne crois pas qu’il y ait de place sécuritaire pour les femmes.» – Christine Labrie, députée de QS

La ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, soutient que des mécanismes existent au sein de l’appareil parlementaire pour venir en aide aux victimes.

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