Arrêt des procédures pour l’ex-entraineur de gymnastique Michel Arsenault
L’ex-entraîneur de gymnastique Michel Arsenault, accusé de deux chefs d’agression sexuelle et de trois chefs de voies de fait, a obtenu un arrêt des procédures, a confirmé son avocate, Me Roxane Hamelin.
«Mon client a été très soulagé, car il n’a rien à se reprocher depuis le jour un. C’est un grand soulagement pour lui et sa famille», a affirmé Me Hamelin à Métro.
Lacunes
La défense qui avait soulevé des lacunes importantes dans le travail des enquêteurs avait déposé une requête en arrêt des procédures au début du mois.
Dans sa requête, Me Roxane Hamelin mentionne que les enquêteurs au dossier n’ont pris aucune note de calepin lors de leurs rencontres avec les présumées victimes ni de notes évolutives sur leurs démarches effectuées au cours de l’enquête.
Comme exemple, la défense cite une rencontre d’environ trois heures avec l’une des présumées victimes d’agression sexuelle. Celle-ci n’a pas été enregistrée et l’agent accompagnateur n’a pas pris de notes.
Toujours selon la requête de la défense, l’enquêteur a partagé de l’information privilégiée avec l’une des présumées victimes. Celle-ci aurait ensuite utilisé ces informations pour communiquer avec les présumées victimes et pour les encourager à poursuivre le processus entamé.
Arrêté en 2018
Michel Arsenault avait été arrêté à son domicile d’Edmonton en 2018.
Cinq présumées victimes, toutes d’anciennes gymnastes, accusent l’homme de 58 ans de les avoir agressées sexuellement. Deux d’entre elles affirment qu’elle qu’elles étaient alors mineures.
Les gestes reprochés seraient survenus à Montréal entre 1983 et 1993.
Au départ, il y avait six victimes et un total de sept chefs d’accusation contre Michel Arsenault. Dans la requête en arrêt des procédures, il est mentionné que la sixième présumée victime ne s’est pas présentée à l’enquête préliminaire. L’accusé a été libéré des chefs d’accusation la concernant.
Une enquête de Radio-Canada Sports publiée en décembre 2017 recueillait plusieurs témoignages d’anciennes gymnastes qui faisait état d’intimidation, ainsi que de la violence physique et verbale. Certaines avaient aussi confié avoir été agressées sexuellement par leur ancien entraîneur. Ces allégations n’ont pas été prouvées en cour.
Plus de détails à venir.