Art de vivre
04:23 19 mars 2013 | mise à jour le: 19 mars 2013 à 08:48 temps de lecture: 2 minutes

AVC: risque élevé de dépression ultérieure

OTTAWA – Des spécialistes canadiens affirment que plus de 30 pour cent des gens vivant des séquelles d’un accident vasculaire cérébral (AVC), de même que leurs aidants naturels, vivent ensuite une dépression et que plusieurs ne reçoivent pas les soins appropriés.

Leur recherche précise que les deux tiers souffrent de déficits cognitifs et que le taux de mortalité des patients avec AVC qui présentent des déficits cognitifs est deux fois plus élevé que chez les autres patients.

L’étude dirigée par la professeure Gail Eskes, de l’Université Dalhousie, recommande aux médecins et autres professionnels de la santé de dépister la présence de dépression.

Elle signale que le dépistage et le suivi de la dépression et des changements cognitifs s’effectuent au Canada de manière incohérente, même en milieu urbain. Les délais diminuent les résultats de santé, prolongent la période de récupération et briment les espoirs des patients et de leurs familles.

La dépression peut survenir à diverses étapes de la récupération, parfois des mois, voire des années après l’AVC. Il est donc recommandé de procéder annuellement à des tests de la dépression.

Les symptômes de dépression peuvent empêcher la pleine récupération d’un AVC et même le retour au travail.

Chaque année, environ 50 000 nouveaux AVC surviennent au Canada; 300 000 Canadiens vivent avec les séquelles d’un AVC qui demeure la principale cause d’handicap et une des pires causes de décès au pays.