La collecte pour Claude Robinson déjà fructueuse
Plus de 26 600$ en dons en ligne ont déjà été versé pour aider le créateur Claude Robinson, qui a fait un appel à la population mercredi soir pour combler un manque à gagner de 14 000$.
C’est ce qu’a affirmé jeudi Yves Légaré, le directeur général de la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC), l’organisme qui, avec l’Opération Claude Robinson, a mis sur pied le fonds pour aider l’illustrateur Québécois dans sa bataille contre Cinar, qui s’est rendue en Cour suprême.
«Le public démontre une fois de plus sa solidarité pour cette cause où un artiste a été dépossédé de son œuvre et se bat depuis 20 ans pour que justice soit faite», a-t-il dit, ajoutant au passage que le montant de 26 600$ n’inclut pas les dons effectués sous forme de chèques.
Dans tous les cas, ces nouveaux dons serviront à payer la totalité des dernières dépenses liées au procès ainsi que les frais liés au jugement qui se fait attendre.
«Même si M. Robinson a gain de cause, il va devoir faire les démarches pour mettre la main sur son dû. Il faut des fonds pour assurer les frais des hussiers, entre autres», a indiqué M. Légaré, qui s’est dit confiant de l’issu des procédures judiciaires.
Il rappelle que ces procédures sont extrêmement coûteuses. Par exemple, la facture pour la numérisation et les photocopies des documents en Cour suprême s’est élevée à 150 000$.
Rappelons que le long processus judiciaire a d’abord mené M. Robinson en Cour supérieure. Le tribunal a donné raison en 2010 au créateur en confirmant que Cinar et les autres maisons de production impliquées ont bel et bien plagié l’œuvre originale surnommée «Robinson curiosité».
Le jugement a depuis été porté en appel et depuis ce temps, la bataille se poursuit devant le plus haut tribunal du pays.
Avec l’aide de la SARTEC, M. Robinson a récolté dans un premier temps 84 000$, puis grâce à la population, 480 000$ supplémentaires ont été amassé.
Les dons peuvent être faits en ligne ici, sur le site de la Caisse Desjardins de la Culture ou par chèque, libellé à l’ordre de «SARTEC en fidéicommis pour Claude Robinson».
M. Robinson refuse de parler aux médias tant que le jugement ne sera pas tombé, a spécifié M. Légaré.