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Un sous-variant d’Omicron débarque au Québec

Photo: Istock/peterschreiber.media

Quelques cas du sous-variant XBB.1.5 ont été détectés au Québec. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il s’agirait à ce jour du variant le plus transmissible connu.

Il n’y aurait cependant «pas de raison de s’inquiéter outre mesure», selon le Dr Alain Lamarre, professeur en immunologie, virologie et cancer, à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS). Il rappelle qu’il n’y a «pas d’indication» que la maladie causée par le variant puisse mener à plus d’hospitalisations, bien qu’il soit «encore très tôt pour savoir».

Pour l’heure, il recommande aux personnes à risque de recevoir une dose de rappel, surtout si la dernière date de plus de six mois, et d’éviter les foules; «mais vraiment seulement pour les personnes à risque».

De son côté, le virologue Benoit Barbeau appelle tout de même la santé publique à surveiller la propagation du sous-variant. «Ce n’est rien d’extrêmement dramatique, mais la situation dans les hôpitaux reste fragile», précise-t-il.

Il encourage notamment un retour des tests PCR pour une plus grande partie de la population, afin de mieux suivre l’évolution du variant, plutôt que de se fier à l’analyse des eaux usées.

Le virologue explique que le sous-variant XBB.1.5 semble être en mesure d’éviter l’immunité plus facilement que ses prédécesseurs, que cette immunité vienne de la vaccination ou d’une contagion précédente. «La journée où vous découvrez cette tendance, c’est certain que le virus est déjà rentré», ajoute-t-il, particulièrement considérant que celui-ci arrive «quand toutes les mesures sont retirées et que l’on entre dans la saison hivernale».

Arrivé aux États-Unis en décembre, le sous-variant représente déjà 70% des cas de COVID-19 dans les États de New York et du New Jersey. Il est aussi très présent au Royaume-Uni, où il est responsable du quart des infections.

Benoit Barbeau rappelle enfin qu’au Québec, le taux de vaccination est plus élevé qu’aux États-Unis, ce qui risque de «jouer en notre faveur». Le vaccin, soutient-il, donne tout de même une couverture de plus qui permet de limiter la dangerosité de la maladie.

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