L’Institut du Québec veut l’équilibre budgétaire, malgré les coupes
Dans le cadre des consultations prébudgétaires 2026-2027 du ministère des Finances du Québec, l’Institut du Québec (IDQ) demande au gouvernement de respecter son engagement de retrouver l’équilibre budgétaire d’ici 2029-2030 et de réduire la dette en pourcentage du PIB. Et ce, malgré les coupes budgétaires difficiles que cela nécessiterait.
Dans son rapport déposé mercredi, l’IDQ souligne que ces engagements seront difficiles à tenir, car ils nécessitent des coupes budgétaires significatives. Les dépenses de portefeuilles ne devraient augmenter que de 1,7% par an pour les cinq prochaines années. C’est moins que le taux d’inflation prévu.
«Dans un contexte préélectoral, l’ampleur de l’effort exige une discussion publique transparente sur les arbitrages que cette rigueur imposera. Il est impossible de prétendre respecter nos lois sans faire des choix difficiles», affirme souligne Emna Braham, présidente-directrice générale de l’IDQ, dans un communiqué.
S’il ne s’attaque pas à son niveau d’endettement, le Québec pourrait faire face à des taux d’intérêt plus élevés sur les marchés mondiaux dans les années à venir, souligne l’IDQ. Étant déjà parmi les provinces les plus endettées du Canada, toute hausse des coûts d’emprunt se traduirait par une plus grande part du budget servant à payer les intérêts de la dette, au détriment du financement de la transition énergétique, de la réparation des infrastructures ou des soins aux personnes âgées.
8,5 G$ de coupures à identifier
Pour atteindre l’équilibre budgétaire, le gouvernement a déjà identifié des mesures totalisant près de 20 milliards de dollars sur cinq ans. Ces mesures comprennent l’amélioration du régime fiscal, une contribution accrue des entreprises publiques et un examen des dépenses budgétaires. Cependant, le Vérificateur général du Québec indique qu’il manque encore 8,5 milliards de dollars de mesures pour assainir durablement les finances publiques.
Le gouvernement actuel ou le prochain devra préciser comment combler cet écart, avance l’IDQ.
L’organisme demande la création d’une unité permanente d’évaluation des programmes, inspirée de l’agence suédoise Statskontoret. Cette entité indépendante serait chargée de la révision continue de l’efficacité des dépenses et de la publication transparente des résultats.
Pour en savoir plus, le rapport « Tendre vers une culture des résultats » est disponible pour téléchargement. L’Institut du Québec, un organisme à but non lucratif, se consacre à la recherche et aux études sur les enjeux socioéconomiques du Québec, fournissant aux autorités publiques et au secteur privé les outils nécessaires pour prendre des décisions éclairées.
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