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Coalition contre le logement cher à l’approche des élections

Cinq représentants d'organismes membres de la Coalition contre le logement cher.
Véronique Laflamme, du FRAPRU, accompagnée d'autres représentants d'organismes membres de la Coalition contre le logement cher. Photo: Olivier Robichaud/Métro

Une nouvelle coalition d’organismes se lève contre la crise du logement et compte bien se faire entendre lors des élections de cet automne. Le but: réclamer des partis qu’ils proposent des mesures qui s’attaqueront de front au coût des loyers et à l’itinérance.

La Coalition contre le logement cher, organisé à l’appel du FRAPRU et du RCLALQ, compte 16 organismes liés de près ou de loin au logement. Selon Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU, la liste de membres s’allongera bientôt.

En cette année électorale, la Coalition déplore la quasi-absence de la question du logement et de l’itinérance pendant la course à la chefferie de la Coalition Avenir Québec. Même que le candidat Bernard Drainville s’est dit «étonné et surpris» que le phénomène de l’itinérance soit aussi présent dans les régions.

«Le gouvernement caquiste soumet le logement social à une logique financière qui trahit sa mission première. En le rendant encore plus dépendant du marché et des institutions financières, il sacrifie son abordabilité réelle et affaiblit les garanties que ces logements financés à même les fonds publics demeureront abordables dans le temps», affirme Mme Laflamme.

Celle-ci souligne que la crise du logement agrave la crise de l’itinérance. Jeudi, les données préliminaires du recensement de l’itinérance visible ont été dévoilées. On note une augmentation de 20% du nombre de personnes sans abri.

HLM et contrôle des loyers

La Coalition fait trois demandes aux partis politiques provinciaux:

  • Mettre en oeuvre un contrôle plus serré des loyers;
  • Développer davantage le logement social sous forme de HLM, de coopératives et d’OSBL en habitation;
  • Reconnaître le droit au logement dans la Charte des droits et libertés du Québec.

Le Québec n’effectue pas de contrôle des loyers. Le Tribunal administratif du logement calcule une augmentation raisonnable du loyer qu’elle utilise en cas de conflit entre le locateur et le locataire. La formule a été mise à jour cette année pour éviter les hausses trop importantes. Mais, selon Benoit Rullier du RCLALQ, le système actuel assure une augmentation trop rapide des loyers.

«On utilise un calcul basé sur l’inflation, qui comprend l’inflation des loyers. C’est comme un serpent qui mange sa queue. […] On a un système qui crée un appauvrissement des locataires.»

La Coalition dénonce l’utilisation de fonds publics pour financer des logements qui sont plus chers que la moyenne. Depuis le remplacement du programme AccèsLogis par le Programme d’habitation abordable Québec (PHAQ), le gouvernement a permis le financement de projets qui comprennent des unités dites «intermédiaires». C’est unités peuvent être louées à 150% du prix médian du marché.

Manque de volonté politique

Outre la CAQ, la Coalition ne note pas de volonté suffisante pour s’attaquer à la crise du logement au sein des partis politiques provinciaux. Elle compte toutefois en faire un enjeu majeur pendant la campagne.

«On va surveiller les plateformes. Il faut que ça soit une priorité. Il y a une déconnexion dans la classe politique avec la réalité des locataires», affirme Mme Laflamme.

Le Parti québécois et Québec solidaire ont promis de faire du logement une priorité de la campagne.

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