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La soeur d'un Canadien emprisonné en Inde demande à Ottawa d'en faire plus

MONTREAL – La soeur d’un homme d’affaires canadien détenu dans une prison indienne depuis le printemps dernier estime que le gouvernement n’en a pas fait assez pour faire libérer son frère.

Le ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, a discuté samedi du cas du Montréalais Saul Itzhayek avec son homologue indien lors d’une visite à New Delhi.

Mais un communiqué de presse soulignant la visite de trois jours de M. Bernier en Inde n’a pas élaboré davantage sur la discussion. Le ministère des Affaires étrangères affirme ne pas pouvoir fournir davantage d’information à propos de la rencontre pour l’instant.

La soeur de Saul Itzhayek, Sylvia, affirme que les discussions se poursuivent depuis trop longtemps sans résultat concret.

Selon elle, son frère décrit sa prison comme « un trou de l’enfer sur la Terre. Il vit une période très difficile. Je suis très inquiète à son sujet ».

Saul Itzhayek a perdu environ 70 livres depuis qu’il est incarcéré et il a sombré dans une dépression à force de rester assis dans sa cellule infestée de rats, a-t-elle poursuivi.

Le Montréalais de 42 ans est dans la prison de Motihari, dans le nord-est de l’Inde, depuis plus de sept mois, où il est accusé d’être entré au pays avec un visa expiré.

Saul Itzhayek était au Népal par affaires lorsqu’il affirme avoir envoyé son chauffeur en Inde pour y chercher de l’argent qui lui avait été transféré. Lorsque la police indienne a arrêté son chauffeur à la frontière, ils ont saisi le passeport et le visa de M. Itzhayek.

Saul Itzhayek a enregistré des déclarations sous serment affirmant que la police indienne lui avait offert un libre passage pour l’Inde afin qu’il puisse récupérer ses papiers. Il a plutôt été arrêté pour être entré illégalement au pays.

On lui aurait aussi demandé un pot-de-vin en échange de sa liberté.

Sylvia Itzhayek affirme que sa recherche de renseignements s’est avérée difficile.

« Je ne sais rien sur rien, a-t-elle déploré. Je veux qu’on me dise qu’il se passe quelque chose. Je veux entendre des informations concrètes sur ce qui va arriver (…). Je veux savoir quand il va rentrer. »

Le premier ministre Stephen Harper et la ministre en second des Affaires étrangères et consulaires, Helena Guergis, a parlé du cas d’Itzhayek avec des responsables indiens lors du sommet du Commonwealth, en novembre.

L’ancien ministre libéral de la Justice et actuel député de la circonscription de Mont-Royal, Irwin Cotler, s’est rallié à la cause de Sylvia Itzhayek et fait du lobbying pour la libération de son frère.

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