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Le coroner refuse de remettre aux familles les restes des victimes de Pickton

EDMONTON – Les proches d’une victime de Robert Pickton trouvent difficile de faire leur deuil, alors que le bureau du coroner de Vancouver refuse de leur remettre les restes du corps.

Bonnie Fowler, sa soeur Cynthia Cardinal et cinq autres membres de la famille de Georgina Papin espéraient qu’après que Pickton eut été condamné pour meurtre non prémédité, ils pourraient enfin organiser la tenue de funérailles en bonne et due forme.

Les restes de Mme Papin, qui consistent en seulement quelques os de sa main, sont demeurés en possession du coroner de la Colombie-Britannique depuis leur découverte sur la ferme de Robert Pickton en 2002.

Or, comme la Couronne en appelle des six condamnations dans l’espoir d’obtenir une condamnation pour meurtre prémédité, le bureau du coroner refuse de remettre les restes des victimes aux différentes familles.

« Les restes seront gardés tout au long du processus d’appel », a déclaré le porte-parole du bureau du coroner, Jeff Dolan. Il n’a pas voulu commenter la possibilité que les restes de Georgina Papin soient conservés pour la durée du second procès, si l’appel était accepté.

La victime était membre de la Nation des Cris Enoch, à l’ouest d’Edmonton.

Cynthia Cardinal et Elana Papin, une autre des soeurs, ont passé toute l’année 2007 à faire des allers-retours entre Edmonton et New Westminster, en Colombie-Britannique, pour suivre autant que possible le procès de Pickton.

Bonnie Fowler, qui a témoigné lors des audiences préliminaires, a déménagé pour faciliter les procédures. « Je ne crois pas que nous serons capables de faire la même chose s’il y avait un autre procès », affirme-t-elle.

Lisa Bigjohn, la soeur d’une autre victime de Pickton, Mona Wilson, souhaiterait voir les six familles se serrer les coudes et combattre pour obtenir les restes de leur proche disparue. « Je crois que toutes les familles devraient se réunir pour décider de ce que nous ferons », a-t-elle indiqué, ajoutant que de ne pas savoir quand elle pourra enterrer sa soeur constitue pour elle une dernière insulte.

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