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Le Canadien, c'est du bonheur pour les Québécois

Les succès du Canadien font le bonheur des Québécois… mais créent aussi des disputes, selon la plus récente étude de l’Indice relatif du bonheur (IRB). À la question «Est-ce  que la performance du Canadien contribue à votre bonheur?», 18 % des Québécois ont répondu oui. Un chiffre qui monte à 25 % chez les hommes et à 28 % chez les jeunes de 18 à 24 ans.

«On ne parle pas de bonheur au même type que l’amour ou l’amitié, reconnaît Pierre Côté, fondateur de l’IRB, en entrevue avec Métro. Mais les succès de l’équipe sont comme un baume.»

«On se rend compte que le Canadien est beaucoup plus qu’un club de hockey. C’est un élément de fierté», a-t-il affirmé. Ces résultats le poussent même à dire que le Canadien est «tout ce qu’il nous reste» et que «les Québécois n’ont rien d’autre auquel s’accrocher».

Les résultats de l’étude démontrent, en effet, que le club est l’une des rares institutions à faire l’unanimité, sauf dans le salon! Un répondant sur quatre indique que l’écoute des matchs à la télévision est une source de conflit dans les couples.

Le succès n’est pas tout
Même si l’équipe connaît d’excellents moments cette saison, M. Côté croit que les partisans de Montréal ne s’arrêtent pas seulement aux performances. Les résultats de la Flanelle arrivent d’ailleurs au deuxième rang dans les raisons expliquant
la popularité du Canadien, derrière le besoin d’identification des Québécois.

Identification qui serait encore plus forte, selon 66 % des répondants, si l’alignement comprenait plus de francophones. Cette statistique démontre, selon M. Côté, que d’avoir des joueurs francophones est une valeur ajoutée pour l’équipe. «Mais devant une équipe championne ou une équipe francophone, le partisan choisira l’équipe gagnante», précise-t-il.

Voici les raisons qui contribuent à la popularité du Canadien de Montréal, selon l’étude de l’IRB :

– Fort besoin d’identification des Québécois (58 %)

– Bonne performance de l’équipe sur la glace (52 %)

– Grande couverture médiatique du club (42 %)

– Nécessité des Québécois de s’identifier à une cause gagnante (20 %)

– Vide collectif non comblé au Québec (14 %)

– Longueur et morosité de l’hiver (13 %)

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