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12:20 6 mars 2009 | mise à jour le: 6 mars 2009 à 12:20 temps de lecture: 7 minutes

Palmarès des grandes femmes du Québec

En marge de la Journée internationale de la femme, qui a lieu dimanche, Métro a fait appel à un panel composé de Québécois de tous les horizons pour déterminer quelles sont les femmes qui ont le plus marqué l’histoire du Québec. Les tops 5 personnels de nos 45 invités nous ont permis d’établir le palmarès final. Voici les résultats de cet exercice non scientifique, mais hautement révélateur.

1. Thérèse Casgrain, 1896-1981

  • «Thérèse Casgrain, c’est le vote des femmes. Elle a milité longtemps, pendant les années où la femme n’était pas encore considérée comme une personne. Et pour ça, elle mérite la première place.»
    – France Beaudoin, animatrice
  • Dès le début des années 1920, Thérèse Casgrain s’implique activement dans la vie sociale et politique. En 1921, elle fonde le Comité provincial pour le suffrage des femmes (suffragettes). En 1941, la cause pour laquelle elle se bat depuis 20 ans est gagnée : les fem­mes obtiennent le droit de vote au Québec. Nommée au Sénat canadien en 1970, elle reçoit l’Ordre du Cana­da en 1974. Titulaire de 11 doctorats honorifiques et de nom­breuses décorations prestigieuses, elle a milité toute sa vie pour l’égalité des femmes.

2. Madeleine Parent, 1918-

  • «Elle est une de nos grandes révolutionnaires tranquilles. Elle a su tenir tête à Maurice Duplessis, au clergé et à leurs politiques et pratiques obscurantistes.»
    – Laure Waridel, écosociologue
  • Syndicaliste de la première heure, Madeleine Parent entame sa vie de militante alors qu’elle étudie la sociologie à McGill, en se battant pour l’accès des enfants de familles défavorisées aux études supérieures. Défen­deresse des ouvrières, des femmes autochtones, des immigrants, elle a passé sa vie à militer pour un mondeplus juste.

3. Janette Bertrand, 1925-

  • «Son travail a permis de démystifier des tabous, ce qui fait ant d’elle une remarquable éducatrice populaire. Elle a osé aborder des sujets controversés. C’est une féministe exceptionnelle.»
    – Réjean Thomas, médecin fondateur de l’Actuel
  • Journaliste, comédienne, animatrice, dramaturge, auteure et professeure, Janette Bertrand est passée par tous les domaines en y laissant sa marque. Elle commence sa carrière comme journaliste dans les années 1950 au Petit Journal, avec sa chronique Opinions de femmes. Au fil des années, les émissions de radio et de télévision se succèdent : Quelle famille, Avec un grand A, Parler pour parler, pour ne nommer que celles-là.

4. Claire Kirkland- Casgrain, 1924- 

  • «Ses succès n’étaient pas purement personnels, mais ont eu pour effet de libérer et d’affranchir toutes les femmes. Elle a ouvert la porte à celles qui l’ont suivie.»
    – Julius Grey, avocat
  • Avocate de formation, Claire Kirkland-Casgrain est la première femme à être élue à l’Assemblée législative du Québec en 1961, 20 ans après l’obtention du droit de vote pour les femmes. Elle devient, un an plus tard, la première femme membre du Conseil des ministres. Après avoir dirigé de nombreux ministères, elle quitte la vie politique en 1973 pour siéger à la Cour provinciale du Québec jusqu’en 1990.

5. Lise Payette, 1931-

  • «Tout ce qu’entreprend Lise Payette devient un succès, tant sur le plan de sa carrière politique qu’à titre de journaliste ou d’auteure de téléromans à succès.»
    – Pauline Marois, chef du PQ
  • Lise Payette amorce sa carrière comme journaliste et animatrice avant de se lancer en politique. De 1972 à 1975, elle coanime l’émission Appelez-moi Lise. Élue en 1976 pour le Parti québécois de René Lévesque, elle devient la première à se désigner comme étant «la» ministre (plutôt que «le»). Mettant fin à sa carrière politique en 1981, elle entreprend une carrière d’auteure pour la télévision.

6. Céline Dion, 1968-

  • Chanteuse et figure internationale, Céline Dion a entrepris sa carrière à l’âge de 12 ans. Depuis, elle afranchi toutes les frontières de la chanson pour devenir l’artiste québécoise la plus connue au monde. Elle a vendu plus de 200 millions d’albums et remporté des dizaines de prix.

7. Léa Roback, 1903- 2000

  • Fille de juif polonais née à Montréal, Léa Roback est une libre-penseuse et une militante engagée dans la lutte contre les inégalités sociales. Dans les années 1960, elle est du collectif La voix des femmes aux côtés de Madeleine Parent, de Thérèse Casgrain et de Si­monne Monet-Chartrand. Elle milite pour l’obtention du droit de vote des femmes et pour le droit à l’avortement.

8. Jeanne Mance, 1606-1673

  • En 1641, Jeanne Mance débarque en Nouvelle-France. Au printemps de 1642, elle accède avec Paul Chomedey de Maisonneuve à l’île de Montréal et participe à la fondation de Ville-Marie, qui deviendra Montréal. Elle a aussi fondé l’Hôtel-Dieu, premier hôpital en sol montréalais.

9. Louise Arbour, 1947-

  • Avocate, puis juge à la Cour suprême du Canada, Louise Arbour quitte ses fonctions en 2004 et devient Haut Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme. Elle démissionne le 30 juin 2008.

10. Françoise David, 1948-

  • Militante féministe et altermondialiste, ancienne présidente de la Fédération des femmes du Québec, elle devient en 2006 la co-porte-parole de Québec solidaire.

Et la suite…

11. Chantal Petitclerc, athlète
12. Marie de l’Incarnation, institutrice
13. Pauline Marois, politicienne
14. Marguerite D’Youville, fondatrice des SÅ“urs grises
15. Clémence Desrochers, actrice, chanteuse, écrivaine et humoriste
16. Louise Harel, politicienne
17. Simonne Monet-Chartrand, féministe et syndicaliste
18. Idola St-Jean, féministe
19. Phyllis Lambert, architecte

Notre panel…

Michèle Asselin, présidente de la Fédération des femmes du Québec – Eric Aussant, rédacteur en chef de Métro – Louis Balthazar, politologue – Daniel Barbeau, éditeur de Métro – France Beaudoin, animatrice – Louise Beaudoin, député péquiste – Chrystine Brouillet, auteure – Claudette Carbonneau, présidente de la CSN – Pierre Curzi, député péquiste – Françoise David, co-porte-parole de Québec solidaire – Yvon Deschamps, humoriste – Mireille Deyglun, actrice – Gilles Duceppe, chef du Bloc québécois – Sophie Durocher, animatrice – Liza Frulla, ex-politicienne et chroniqueure – Jean-Sébastien Girard, chroniqueur culturel – Raymond Gravel, prêtre et député bloquiste – Marie Grégoire, ex-politicienne et choniqueure – Julius Grey, avocat – Steven Guilbeault, environnementaliste – Louise Harel, ex-députée et ministre péquiste – Isabelle Hudon, présidente de Marketel – Phyllis Lambert, directrice du Centre canadien d’architecture – Mado Lamotte, drag queen – Louise Langevin, titulaire de la Chaire d’étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes de l’Université Laval – Léo-Paul Lauzon, titulaire de la Chaire socio-économique de l’UQAM – Jean-François Lisée, directeur du CERIUM – Pauline Marois, chef du Parti québécois – Sylvain Ménard, chroniqueur culturel – Marie-Soleil Michon, animatrice – Mitsou, animatrice – Thomas Mulcair, député néo-démocrate – Réjean Parent, président de la CSQ – Catherine Perreault-Lessard, rédactrice en chef d’Urbania – Lorraine Pintal, directrice du TNM – Jean-Claude Poitras, designer – Caroline Proulx, animatrice – Steve Proulx, journaliste – Louise Roy, présidente du Conseil des arts de Montréal et Chancelière de l’Université de Montréal – Monique Simard, directrice du programme français de l’ONF – Marcel Tessier, historien – Réjean Thomas, médecin – Marie-Christine Trottier, chroniqueure culturel – Karine Vanasse, actrice – Laure Waridel, écosociologue

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