Un début d'année qui sera déterminant aux parlements
Les premiers mois de 2009 s’annoncent chargés pour le premier ministre canadien, Stephen Harper, et son homologue québécois, Jean Charest. Alors que le premier jouera, le 27 janvier, son avenir politique, le second devra démontrer qu’en temps de crise économique, le Québec est mieux servi lorsqu’une seule paire de mains se trouve sur le volant.
Québec
Retour : Une session extraordinaire aura lieu les 13, 14 et 15 janvier. La rentrée parlementaire officielle est prévue pour la mi-mars.
Ordre du jour : La session extraordinaire sera principalement l’occasion de discuter de questions économiques, à l’aube de la rencontre fédérale-provinciale prévue le 16 janvier. Des mesures d’aide aux entreprises pourraient alors être adoptées.
Cette première session doit aussi permettre de nommer le président de l’Assemblée et de déterminer le statut à accorder à l’Action démocratique du Québec, qui a perdu son statut de parti officiel le 8 décembre, ainsi que celui du seul député de Québec solidaire, Amir Khadir.
Priorités : Le Parti libéral devrait se concentrer sur les moyens de sortir le Québec de la crise. Des investissements majeurs, notamment dans les infrastructures, pourraient permettre au Québec d’éviter une trop profonde récession.
Ottawa
Retour : Les députés fédéraux sont attendus au parlement le 26 janvier alors que sera prononcé un nouveau Discours du trône. Le gouvernement conservateur présentera le lendemain son budget.
Ordre du jour : Le budget du ministre des Finances, Jim Flaherty, fera l’objet d’un vote de confiance au début du mois de février, ce qui pourrait sonner le glas du gouvernement Harper.
Priorités : Si le gouvernement minoritaire de Stephen Harper parvient à remporter le vote de confiance sur son budget, il devrait rapidement s’attaquer à la crise économique. Des investissements de près de 30 G$ devraient être annoncés en cours d’année pour stimuler l’économie.