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60 % des Québécois sensibles à la provenance des aliments

Le pourcentage de Québécois qui se disent sensibles à la provenance des aliments serait passé de 43 % à 60 %, selon le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation.

«Si chaque Québécois remplaçait 30 $ par année d’aliments étrangers par des aliments d’ici, au bout de cinq ans, nous aurions augmenté les ventes de produits québécois de 1 G$», a déclaré le ministre Claude Béchard, qui donnait hier le coup d’envoi de la deuxième année de la campagne Mettez le Québec dans votre assiette.

D’après le ministre, con­sommer local est bon pour l’emploi – 485 000 Québécois travaillent dans le secteur de l’alimentation -, mais aussi pour l’environnement, car les distances à parcourir pour acheminer les produits sont moindres. Ainsi, une laitue de Californie exige 36 fois plus d’énergie pour être acheminée jusque dans nos rayons qu’elle ne nous fournit en étant consommé.

Combien d’emplois par tomate?
Pour changer les habitudes, le gouvernement mise notamment, cette année, sur une publicité télévisée dont le contenu a été dévoilé hier. «On a voulu montrer tous les emplois engendrés par l’achat local, de la production, à la distribution, en passant par la commercialisation», explique Louis Aucoin, associé principal chez Octane.

La campagne publicitaire fait partie d’une stratégie de communication de 10 M$ étalée sur trois ans qui vise à ce que les Québécois connaissent mieux les rouages et les en­jeux de la chaîne alimentaire.

Et il y a du travail, si l’on se fie à un vox pop humoristique organisé par l’animateur Christopher Hall pour l’occasion. À la question «Combien de personnes faut-il pour amener une tomate à ma table?», les réponses variaient de 1 à 500!

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