Québec se mobilise contre les agressions sexuelles
«Aucun groupe social n’est épargné, et les conséquences sont très graves pour notre société.» C’est sur ces mots que Christine St-Pierre, ministre de la Condition féminine, a lancé dimanche, la troisième phase de la campagne contre les agressions à caractère sexuel.
«Il s’agit de sensibiliser les personnes aux conséquences de ces agressions mais aussi de faire connaître aux victimes les ressources qui existent», a précisé Mme St-Pierre, tandis que les deux premières étapes étaient axées sur l’évaluation du phénomène de la violence sexuelle. Des messages publicitaires seront diffusés jusqu’au 2 mai 2010, et un site internet a été créé. (www.AgressionsSexuelles.gouv.qc.ca).
Favoriser les dénonciations
«Il n’y a pas d’âge pour être victime d’agression sexuelle et il n’y a pas d’âge pour en parler», a déclaré Marguerite Blais, ministre des Aînés, qui est associée à cette campagne, tout comme la ministre de la Justice et procureure générale du Québec, Kathleen Weil. Mme Blais a souligné l’amplification du traumatisme pour des personnes en proie à des troubles cognitifs, comme la maladie d’Alzheimer, qui, en effaçant la mémoire immédiate, rendent plus saillants les souvenirs passés.
Kathleen Weil a annoncé la mise en service au printemps d’une ligne téléphonique destines aux victimes pour favoriser les dénonciations ainsi que l’accès aux services d’aide existants.