Les «arrêtés» du G20 se regroupent
Les gens arrêtés au Sommet du G20 s’organisent. Jeudi, ils ont dévoilé leurs revendications et annoncé la création d’un regroupement pour défendre leurs droits ensemble, à quatre jours des premières audiences. Forts du soutien du célèbre avocat Julius Grey, ils demandent notamment l’abandon de toutes les charges retenues contre eux, la mise en place d’une commission d’enquête publique et des sanctions contre les responsables de ce qu’ils nomment «un déni de la démocratie».
Même s’ils avaient manifesté pacifiquement les jours précédents, le récit de leur arrestation et les conditions de leur incarcération (jusqu’à 60 heures) font froid dans le dos et ce, même si la police se défend d’avoir mal agi. «On était une quinzaine par cellule, il fallait dormir sur le béton, dans le froid, sans couverture, subir l’intimidation des policiers qui frappaient sur les barreaux pour nous empêcher de dormir», raconte Maryse Poisson.
Les trois jeunes jurent n’avoir commis aucun acte répréhensible. «Pourtant, une charge de complot pèse contre moi, charge qui pourrait me valoir un casier judiciaire», déplore Guillaume Tremblay-Boily, qui doit commencer en septembre un stage à l’Assemblée nationale. «Ce week-end là, la démocratie en a sacré pris un coup», conclut Dominic Palladini. Comme leurs homologues ontariens, ils envisagent de demander des réparations financières. En attendant, ils ont créé un site internet et invitent les autres personnes arrêtées ce jour-là à les contacter.