Québec pourrait priver Laval de millions de dollars
Québec a servi un avertissement clair au maire de Laval, Gilles Vaillancourt, en menaçant de retenir les redevances sur la taxe sur l’essence des villes qui refuseraient de payer leur part pour l’exploitation du métro. Laval refuse depuis trois ans de payer sa pleine part pour le métro.
Le gouvernement de Jean Charest a adopté, en décembre, le décret qui lui permet de priver les villes délinquantes de leur part de l’enveloppe, évaluée à 28 M$, en 2010. La part de Laval s’élèverait à quelque 4,7 M$ pour la dernière année.
Le ministre des Transports, Sam Hamad, a indiqué à La Presse que le décret vise à assurer «l’équité entre toutes les municipalités et tous les usagers des transports en commun de la grande région métropolitaine».
Une entente sur le partage des coûts d’exploitation du métro est intervenue en 2007 entre les villes de la région métropolitaine. Laval a toutefois refusé de verser sa part en 2009 et 2010 sous prétexte que les usagers de Laval payaient davantage pour accéder au métro que les usagers de Longueuil.
Pour dénouer l’impasse, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, et le président de la STM, Michel Labrecque, ont convenu d’hausser le prix du titre mensuel pour les Longueuillois qui, dès janvier 2012, devront acheter une TRAM3 au coût de 113$ pour avoir accès au métro.
Puisque la hausse du titre a été étalée sur 18 mois, le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, a décidé de ne verser que 23% de sa part pour l’année 2011.